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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
gnes à une trop grande distance des cylindres, ce qui est un inconvénientqui peut être grave dans certains cas, surtout près des cylindres étireurs;aussi le système à vis, sous ce rapport, doit sans contredit lui être préféré,parce qu’il permet de les approcher davantage des cylindres étireurs. Nousdevons faire remarquer à ce sujet, que M. Uecoster est arrivé, pour desmétiers d’étirages à chaînes, à diminuer sensiblement l’écartement despeignes, par rapport aux cylindres, en donnant à l’axe a (fig. 8j un dia-mètre très-petit, et en diminuant celui de l’étireur d’une certaine quantité,de manière à former gorge, pour le passage des peignes e. Les maillonsdes chaînes sont très-courts et portent des cadres simples d très-étroits, etenfin, la course des porte-peignes, pour monter ou descendre, est aussinotablement réduite par le peu d’excentricité donné aux conducteurs c; ilen résulte un rapprochement notable entre l’axe a et le cylindre étireurH'. Cette disposition permet de rendre l’application des étirages à chaînes,au moins aussi grande que celle des étirages à vis; toutefois, pour leta-lcur, on pourrait toujours donner la préférence au système à vis.
Des cylindres étireurs. — Ces cylindres, d’un diamètre sensiblementplus grand que les fournisseurs, marchent aussi beaucoup plus vite dansun rapport qui peut varier de 40 à 60, suivant le degré d’étirage que l’onveut obtenir sur ce premier métier. Le cylindre supérieur H (fig. 4), quiest très-gros, comparativement aux autres, est en fonte, en deux partiescorrespondantes aux deux rubans et traversées par un axe en fer qui estentièrement libre. Sur cet axe, et vers ses extrémités, reposent à chevaldeux pièces en fer k, qui peuvent osciller d’un bout sur leurs goujons,ajustés dans des coulisses des supports C', et qui, de l’autre, portent destringles k ', taraudées à leur partie inférieure, pour être retenues par unécrou aux deux balanciers k 2 . Ceux-ci ont leur point d’appui en A 3 (fig. 1et 3), et sont réunis à leur autre extrémité par une traverse horizontale enfer ¥>, au milieu de laquelle est accrochée la tige d’un contre-poids cylin-drique /c 4 , qui augmente ainsi considérablement la charge du cylindresupérieur H.
Au-dessus de ce cylindre repose le rouleau H 2 , qui se divise aussi endeux parties traversées par un axe commun, et couvertes d’un drap, d’unfeutre ou d’un cuir, pour maintenir constamment la surface de cet étireurdans un grand état de propreté ; ce qui est essentiel pour la bonne marchedu métier, autrement le lin pourrait y adhérer et produirait par suite desdéchets considérables. L'axe de ce rouleau est porté par deux leviers I, quisont ajustés libres entre des embases sur la même tringle en fer i', qui estfixée vers le sommet des deux supports CC
Le second cylindre étireur, celui inférieur H', fait entièrement corpsavec son axe, qui n’est autre que l’arbre moteur de toute la machine ; ilporte, en effet, d’un bout les deux poulies L et V, dont une fixée sur lui,pour recevoir le mouvement de l’arbre de commande de l’usine, et l’autreest folle pour permettre d’interrompre ce mouvement à volonté. La vitesse