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Tome troisième.
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FILATURE DU LIN.

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de ce cylindre qui, comme nous lavons dit, est au maximum de 120 tourspar F, détermine celle de toutes les autres parties mobiles du métier, dansdes proportions exactes, et qui peuvent être modifiées, comme nous leverrons, au moyen de pignons de rechange.

On conçoit sans peine que puisque ces cylindres marchent plus vite queles fournisseurs, ils allongent nécessairement la matière, en tirant lesbrins à mesure quils se présentent à leur entrée, et en les dégageant suc-cessivement de toute la masse.

« Ainsi, dit M. Coquelin, les cylindres fournisseurs et les peignes amènentle lin par masse, mais lentement; les cylindres étireurs lentraînent, aucontraire, avec vitesse, et par cela même, ils nen saisissent quun petitnombre de bouts à la fois, et la matière séclaircit en sallongeant. Cest encela que consiste l'étirage.Cette opération saccomplit, du reste, sans effort,parce que la distance entre les deux paires de cylindres, ayant été calculéesur la longueur des mèches, chaque brin est déjà sorti tout entier des four-nisseurs, au moment les étireurs le saisissent, et il na plus quà glisserà travers les peignes qui maintiennent à la vérité toute la masse du lin,mais sans opposer de résistance sérieuse à la traction des cylindres.

« La quantité de brins qui se dégage à la fois de la masse, ajouteM. Coquelin, varie selon le degré de létirage, cest-à-dire selon la diffé-rence de vitesse entre les deux appareils cylindriques; communément unetable à étaler étire au moins40,et au plus 60; en dautres termes, le mou-vement des cylindres étireurs est de 40 à 60 fois plus rapide que celui desfournisseurs, et par conséquent la quantité de lin amenée par ces derniersest réduite par les autres au 1/40 ou au 1/60 de son épaisseur. Ce quellea perdu en volume, elle la gagné par cela même en étendue. Cest en cetétat quelle forme le ruban. »

Des entonnoirs et rouleaux dappel. A la sortie des cylindresétireurs, les brins ne sont pas encore en ruban : ils forment une espèce denappe légère qui sétend sur toute la largeur des tables de ces cylindres ;on est donc dans lobligation de les réunir, comme dans dautres machinesde préparation, au moyen de deux entonnoirs coniques m (fig. 4), à tra-vers lesquels ils passent ensemble à mesure que les étireurs les amènent.Ces entonnoirs sont en cuivre , attachés à deux leviers qui font corps avecla tringle m', au moyen de laquelle on peut les changer de direction et lesenlever même au besoin tout à fait au-dessus des mèches, comme on lasupposé sur la fig. l re . Cette tringle est portée par deux pattes à coulissesen fer m 2 , boulonnées contre les oreilles avancées des deux grands sup-ports CC

Au commencement de lopération, on doit faciliter lentrée des brinsréunis dans ces entonnoirs, et, dès que les premiers y sont engagés, fis yentraînent naturellement les autres par les deux rouleaux dappel I et F,qui les saisissent. Ces rouleaux, que lon appelle aussi cylindres débiteurs,achèvent de former les rubans, en réunissant encore mieux les brins, par