FILATURE DU LIN.
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intermédiaire u\ laquelle est entièrement solidaire avec le pignon w 2 qui,comme elle, se trouve ajusté libre sur un goujon et engrène avec la roueu 3 . Cette dernière, montée sur un bout de l’arbre du cylindre fournis-seur G', lui transmet ainsi un mouvement de rotation beaucoup plus lentque celui du cylindre étireur. Dans d’autres métiers du même genre, telsque les construisent M. Decoster et quelques autres mécaniciens, cettecommunication est beaucoup plus directe et plus simple; du reste, l’es-sentiel est de combiner ce mouvement de telle sorte que la vitesse descylindres fournisseurs soit environ de 3, 4 à 5 révolutions par minute,suivant le degré d’étirage que l’on veut obtenir.
Ainsi supposons, par exemple, que l’on veuille étirer de 1 à 40, le cy-lindre étireur faisant 100 tours, et portant 0 m 122 de diamètre, quelle de-vra être la vitesse du fournisseur qui n’a que 0 m 070 de diamètre?
La marche du fournisseur doit être 40 fois moindre que celle de l’éti—reur; par conséquent, on aura
38™ 3 : 40 = 0 m 9575,
pour son parcours par 1' à sa circonférence extérieure, qui est de0 m 070 x 3,1416 = 0 m 220.
Le nombre de révolutions qu’il devra faire, dans le même temps, estdonc de 0,9575 ; 0,22 = 4,35.
Si l’étirage devait être de 1 à 50, cette vitesse serait réduite évidemmentà 38,5 t 50 ; 0,22 = 3,48.
Or, quelle que soit la disposition des engrenages adoptés, on doit tou-jours avoir des pignons de rechange qui permettent de varier la vitesse ducylindre fournisseur, au gré du manufacturier, suivant le travail qu’il veutfaire. Dans la machine actuelle, les pignons de rechange viendraient à laplace de celui r, qui est à l’extrémité de l'axe q.
Marche de la toile ou cuir sans fin. — Il est évident que lavitesse des cuirs sans fin, sur lesquels se couchent les poignées de lin quel’on soumet à l’action de la machine, doit être exactement la même quecelle des cylindres fournisseurs. Aussi s’arrange-t-on pour que leur mou-vement en soit tout à fait dépendant; c’est pourquoi, sur l’un des bouts ducylindre G'se trouve un pignon v, qui, par une roue intermédiaire O,commande celui t>', placé sur le bout de l’axe des rouleaux F'. Le rapportentre ces deux pignons est exactement le même que celui qui existe entreles circonférences des cylindres F / et G' ; par conséquent, quand on changela vitesse de ce dernier, celle du premier est naturellement changée aussidans le même rapport, sans qu’on ait à toucher à leurs pignons, qui restenttoujours les mêmes.