PUBLICATION INDUSTRIELLE.
314
cylindres précédents ; ces rouleaux sont en fonte, traversés par des axes enfer dont les tourillons sont ajustés dans les coulisses des flasques du cha-riot; celui du dessus est uni et entièrement libre, celui inférieur est can-nelé et reçoit son mouvement du premier cylindre attracteur a' par deuxpignons i' et o' etles deux roues intermédiaires p' et n' (fig. 5). Les can-nelures du rouleau inférieur m 'sont rectangulaires de 1 1/2 millimètre delargeur sur 1 j 3 de millimètre seulement de profondeur ; son diamètre exté-rieur est exactement égal à celui du rouleau uni qui presse sur lui.
La laine sortant de ces rouleaux en ruban continu est amenée par le con-duit ou entonnoir en ferblanc s' dans le pot cylindrique P', disposé pourle recevoir, au-dessus d’un gradin en planches Q' (fig. 1), qui surmonteun marchepied servant de siège à l’enfant chargé de garnir la peigneuse etd’enlever les blousses du fond des broches. 11 y en a évidemment un pourchaque roue ; pour que la laine, à la sortie des rouleaux d’appel, se dirigetoujours bien sur le conduit z' et ne tende pas trop à s’élever, MM. Risleret Schwartz ont aussi fait ajouter une espèce de clapet v' (fig. 5) qui appuielégèrement et de son propre poids seulement sur le ruban de laine.
On voit en IV sur le dessin, fig. 1, des vases en tôle, renfermés dans lesol, et servant à déposer la laine que l’on doit peigner, et qui se trouveainsi à la disposition des enfants qui ne sont occupés qu’à charger les pei-gneuses, pendant qu’elles se déchargent par les cylindres étireurs.
Du peigne nacteur. — Ce peigne a pour objet de diriger la laine àmesure qu’elle se détache de la roue peigneuse, de manière qu’elle se pré-sente bien à l’action des cylindres cannelés. Il est représenté de face sur lafig. 16, et de profil sur la fig. 5, où on le voit placé en avant de cescylindres. Il se compose de 20 à 22 broches, qui ont une direction inclinéecorrespondante à celle de la peigneuse, et qui sont montées sur une tra-verse en cuivre è 2 , laquelle se termine par deux tourillons qui sont reçusdans un support en équerre a 2 , à double fourchette, boulonné au socle F duchariot mobile. Cette disposition permet de donner au peigne l'inclinaisonconvenable, et de la fixer dans sa position au moyen des deux tiges tarau-dées c-, munies chacune d’un écrou et d’un contre-écrou. Un ressort mé-plat à 3 , fixé à la base du peigne,empêche que ce peigne ne s’approche tropde la roue peigneuse.
On voit aussi au-dessous des cylindres inférieurs b' et V deux jeux debrosses droites <P qui, frottant contre la surface de ces cylindres, enlèventles duvets qui pourraient y adhérer.
Mécanisme pour détacher la laine des roues peigneuses. — Ondoit encore à MM. Risler et Schwartz l’addition d’un petit mécanisme fortsimple qu’ils ont appliqué au-dessus du chariot porte-étirages, pour pous-ser la laine qui est engagée au fond des broches des roues peigneuses versleur extrémité, afin qu’elle puisse être plus facilement prise par le peignenacteur et les cylindres cannelés. Cette opération était faite auparavantpar un enfant qui n’était occupé qu’à ce travail; il en résulte une économiede main-d’œuvre et une plus grande régularité.