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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

beaucoup inférieur à celui des marteaux de la machine Sterlingue et comp., puisquele poids, nétant pas mentionné dans les mémoires descriptifs joints aux brevets, nepeut être considéré comme un des principes et moyens du procédé conservé par lesbrevets Sterlingue et comp. ;

« Attendu, en conséquence, que les sieurs Farcot et Deibut, Berendorf, Flottardet Arnaud, les uns en fabriquant, auraient employé au battage des cuirs, et lesautres en employant audit battage un marteau mécanique, garni dune fausse panneen cuivre à manche vertical, tnu par une force qui lenlève et labandonne ensuite,et le laisse retomber par son propre poids sur les cuirs forts, ne se sont pas renduscoupables du délit de contrefaçon;

« Attendu que la substitution, à lenclume décrite dans le brevet du G juin 1838,dune enclume à rotule, composée deplusieurs pièces, dont deux déformé hémisphé-rique, semboîtant lune dans lautre, et disposées de manière à assurer le parallé-lisme constant de la plaque de cuivre de cette enclume avec celle du marteau, etrendre ainsi le battage du cuir régulier et normal, constitue un véritable perfec-tionnement, qui serait susceptible dêtre conservé par un brevet, quoique cette en-clume ait été appliquée à dautres usages, et décrite dans un traité de mécanique,publié en 1829 , antérieurement au brevet pris par Sterlingue et comp. ; que ce per-fectionnement, cette application, à un objet nouveau , dun procédé déjà connu,constituent une véritable invention de nature à être conservée par un brevet, maisquil faudrait, pour que lauteur de cette application put en revendiquer lexerciceexclusif, quil nen eût pas rendu lusage public avant même davoir demandé unbrevet, et quon neût pas pu le copier avant quil fût constaté, par la demande etlobtention dun brevet, quil voulait sen assurer la jouissance exclusive ;

« Attendu que , si lenclume du marteau à battre le cuir employée par Deibut,àSaint-Germain, nest que la reproduction de lenclume appliquée par Sterlingue àsa machine, et lui est parfaitement identique, il résulte de linstruction et des débats,et notamment de la déclaration du sieur Delpech, mécanicien, que cette enclume,telle quelle est aujourdhui, sous le pilon Sterlingue, a été faite par ledit Delpechpour Sterlingue et comp., à la fin de 1839, le marteau à manche horizontal et placésous le marteau à manche vertical ou pilon, à la lin de 1840 , et, par conséquent,environ 18 mois avant la date du brevet du 4 juin 1842, cette enclume estdécrite ;

« Quainsi Farcot, en fabriquant pour Deibut cette enclume pour le pilon à battrele cuir, et Deibut en lemployant à cet usage, ont pu croire que Sterlingue navaitpas eu lintention de se réserver lexercice exclusif de ce perfectionnement, et quenconséquence il nest pas suffisamment établi quils se soient par rendus coupablesde contrefaçon ;

« Attendu que lenclume du marteau-pilon à battre le cuir, employée par Flottardet Arnaud, à Aubervilliers , se compose, il est vrai, de deux parties, mais que cesparties sont simplement superposées et ne sont pas disposées comme celles de len-clume à rotule de la machine Sterlingue , et nont pas la forme hémisphérique quidistingue lenclume à rotule ; quainsi lemploi de cette enclume ne pourrait consti-tuer une contrefaçon ;

« Attendu que lusage de chauffer lappareil, soit de marbre , soit de cuivre, surlequel on battait les cuirs, était connu et usité avant 1842 par les fabricants decuir ;

« Que dailleurs Sterlingue et comp. avaient chauffé leur enclume par le même