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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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détails des principaux appareils et de la communication du mouvement.

Il sera facile de suivre à laide de ces tracés les diverses opérations quenous venons dénumérer et que nous allons essayer de décrire successive-ment, en suivant lordre exposé plus haut, et en empruntant au derniervolume du traité de chimie de M. Dumas des documents très-intéressantssur la fabrication.

De la saponification. Cette opération se fait dans une grande cuvequi est généralement construite en bois, légèrement conique et garnie deplusieurs frètes sur toute sa hauteur ; son fond et son couvercle sont égale-ment en bois, sa capacité est assez grande pour contenir largement plus dedeux mètres cubes. On y jette 500 kilogrammes de suif avec une quantitédeau bien plus que suffisante pour dissoudre la glycérine, qui ne sélève àpeu près quà un mètre cube.

On chauffe toute cette matière à la vapeur, au moyen dun tube enplomb g, contourné en serpentin et placé dans le fond de la cuve; ce tubeest percé dune multitude de petits trous à travers lesquels passe la vapeurqui arrive continuellement des chaudières A ou A' avec lesquelles elle esten communication.

Quand le suif est fondu, on ajoute peu à peu 75 kilog. de chaux biendélayée et on laisse à la combinaison le temps de seffectuer, en ayant lesoin toutefois dagiter fortement la masse à laide dun agitateur p, com-posé de plusieurs branches réunies par des entre-toises et portant desespèces de couteaux fixés aux quatre bras de lagitateur. Ce système estmonté sur un arbre vertical o, auquel on imprime un mouvement de rota-tion continu par la roue dangle n, fixée à'la partie supérieure de larbre.Cette roue est commandée par un pignon n', ajusté sur larbre de couche m,lequel communique avec le moteur à vapeur par les deux paires dengre-nages dangles/, V et j,f montés en partie sur larbre verticale, et en partiesur larbre horizontal F, comme le montrent les fig. 1 et 2 des planches 28et 29.

Une agitation énergique est bien importante, parce quelle permet demieux effectuer la saponification et déconomiserpar suite lacide sulfurique.En effet, dans la plupart des fabriques, ditM. Dumas, on emploie jusquà15 kilog. (et même plus) dacide sulfurique par 100 kilog. de suif, tandisquelon devrait nen employer que 9 à 10 kilog. par 100 kilog. de ce suif;cest donc souvent un tiers de trop, quun fabricant habile doit nécessai-ment chercher à économiser. On avait proposé de donner directement lemouvement à lagitateur par une courroie, mais on a renoncer à cemoyen, attendu quil était impossible dobtenir un mouvement régulier :pendant une partie de lopération, la matière étant très-compacte, présen-tait une grande résistance et faisait glisser la courroie.

La durée de la saponification est ordinairement de 6à8heures; on sou-tire au bout de ce temps, à laide dun robinet g', placé au bas de la cuve,la partie liquide qui entraîne en dissolution la glycérine, et on retire de la