PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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détails des principaux appareils et de la communication du mouvement.
Il sera facile de suivre à l’aide de ces tracés les diverses opérations quenous venons d’énumérer et que nous allons essayer de décrire successive-ment, en suivant l’ordre exposé plus haut, et en empruntant au derniervolume du traité de chimie de M. Dumas des documents très-intéressantssur la fabrication.
De la saponification. — Cette opération se fait dans une grande cuvequi est généralement construite en bois, légèrement conique et garnie deplusieurs frètes sur toute sa hauteur ; son fond et son couvercle sont égale-ment en bois, sa capacité est assez grande pour contenir largement plus dedeux mètres cubes. On y jette 500 kilogrammes de suif avec une quantitéd’eau bien plus que suffisante pour dissoudre la glycérine, qui ne s’élève àpeu près qu’à un mètre cube.
On chauffe toute cette matière à la vapeur, au moyen d’un tube enplomb g, contourné en serpentin et placé dans le fond de la cuve; ce tubeest percé d’une multitude de petits trous à travers lesquels passe la vapeurqui arrive continuellement des chaudières A ou A' avec lesquelles elle esten communication.
Quand le suif est fondu, on ajoute peu à peu 75 kilog. de chaux biendélayée et on laisse à la combinaison le temps de s’effectuer, en ayant lesoin toutefois d’agiter fortement la masse à l’aide d’un agitateur p, com-posé de plusieurs branches réunies par des entre-toises et portant desespèces de couteaux fixés aux quatre bras de l’agitateur. Ce système estmonté sur un arbre vertical o, auquel on imprime un mouvement de rota-tion continu par la roue d’angle n, fixée à'la partie supérieure de l’arbre.Cette roue est commandée par un pignon n', ajusté sur l’arbre de couche m,lequel communique avec le moteur à vapeur par les deux paires d’engre-nages d’angles/, V et j,f montés en partie sur l’arbre verticale, et en partiesur l’arbre horizontal F, comme le montrent les fig. 1 et 2 des planches 28et 29.
Une agitation énergique est bien importante, parce qu’elle permet demieux effectuer la saponification et d’économiserpar suite l’acide sulfurique.En effet, dans la plupart des fabriques, ditM. Dumas, on emploie jusqu’à15 kilog. (et même plus) d’acide sulfurique par 100 kilog. de suif, tandisquel’on devrait n’en employer que 9 à 10 kilog. par 100 kilog. de ce suif;c’est donc souvent un tiers de trop, qu’un fabricant habile doit nécessai-ment chercher à économiser. On avait proposé de donner directement lemouvement à l’agitateur par une courroie, mais on a dû renoncer à cemoyen, attendu qu’il était impossible d’obtenir un mouvement régulier :pendant une partie de l’opération, la matière étant très-compacte, présen-tait une grande résistance et faisait glisser la courroie.
La durée de la saponification est ordinairement de 6à8heures; on sou-tire au bout de ce temps, à l’aide d’un robinet g', placé au bas de la cuve,la partie liquide qui entraîne en dissolution la glycérine, et on retire de la