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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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cuve le dépôt solide qui y reste et qui se compose de stéréate, margarateet oléate de chaux, sous la forme de savons très-durs et que lon jette surle plancher même sur lequel repose la cuve J.

De la pulvérisation. Pour pulvériser ces espèces de savons, onfait usage aujourdhui dans quelques fabriques dun fort rouleau en fonte K,que lon promène sur la matière, par un mouvement alternatif, qui luiest imprimé à bras dhommes ; ce mouvement pourrait être produit par lemoteur même, à laide dun mécanisme quil serait facile de combiner à ceteffet.

M. Dumas a proposé, pour arriver au même but, de faire passer les savonsdurs entre deux cylindres cannelés, continuellement refroidis par un courantdeau froide qui les traverserait ou les arroserait, précaution indispensable,parce que le savon séchaufferait par la pression, il samollirait et se rédui-rait plutôt en lame quen poudre.

Des cuves de décomposition. Les deux cuves J'et J 2 , danslesqueileson transporte les matières solides, après quelles ont été broyées et réduitesen poudre, sont destinées à la décomposition de ces matières par lacide sul-furique très-étendu deau. Elles sont comme la première dune forme légè-rement conique et à peu près de même capacité , chauffées directement àla vapeur par un tuyau en serpentin q. Elles doivent être aussi, commela cuve de saponification, doublées en plomb, afin dêtre préservées delaction de lacide sulfurique. Il serait bon quelles fussent aussi munieschacune dun agitateur mécanique, quoique dans plusieurs fabriques onnen ait pas appliqué. Ces cuves sont généralement placées dans un étageinférieur, au-dessous de la cuve à saponifier, afin que lon puisse y jeterdirectement la matière broyée.

La quantité dacide sulfurique nécessaire à la décomposition des savonsde chaux peut être facilement déterminée. En effet pour 500 kilog. de suif,on a vu que, daprès M. Dumas, on employait 75 kilog, de chaux caustique ;or, pour 100 kilog. de chaux, léquivalent en acide sulfurique est égal à167kilog.à66°; par conséquent pour 75 kilog. de chaux, il faudra 125kilog.de cet acide. En pratique on ajoute 10 à 15 p. % à cette quantité, et lacideétant supposé à 66°, on létend de 20 fois son volume deau.

Au bout de trois heures environ, la décomposition des savons est termi-née , on laisse alors déposer la masse, les acides gras viennent surnager leliquide, et le sulfate de chaux se précipite au fond de la cuve. On procèdeensuite au lavage des acides.

Du lavage des acides. A cet effet, on les soutire au moyen dunrobinet q que lon place au-dessus du dépôt dans une cuve en bois L, quiest, comme les précédentes, doublée en plomb et également chauffée à lavapeur par un tuyau en serpentin placé sur son fond.

Il est bon davoir une seconde cuve L / , semblable à la précédente, pourcompléter le lavage, dans laquelle on opère seulement à leau pure. Lesrigoles ou les conduits r, pratiqués dans lintérieur dusol, servent à établir