PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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cuve le dépôt solide qui y reste et qui se compose de stéréate, margarateet oléate de chaux, sous la forme de savons très-durs et que l’on jette surle plancher même sur lequel repose la cuve J.
De la pulvérisation. — Pour pulvériser ces espèces de savons, onfait usage aujourd’hui dans quelques fabriques d’un fort rouleau en fonte K,que l’on promène sur la matière, par un mouvement alternatif, qui luiest imprimé à bras d’hommes ; ce mouvement pourrait être produit par lemoteur même, à l’aide d’un mécanisme qu’il serait facile de combiner à ceteffet.
M. Dumas a proposé, pour arriver au même but, de faire passer les savonsdurs entre deux cylindres cannelés, continuellement refroidis par un courantd’eau froide qui les traverserait ou les arroserait, précaution indispensable,parce que le savon s’échaufferait par la pression, il s’amollirait et se rédui-rait plutôt en lame qu’en poudre.
Des cuves de décomposition. — Les deux cuves J'et J 2 , danslesqueileson transporte les matières solides, après qu’elles ont été broyées et réduitesen poudre, sont destinées à la décomposition de ces matières par l’acide sul-furique très-étendu d’eau. Elles sont comme la première d’une forme légè-rement conique et à peu près de même capacité , chauffées directement àla vapeur par un tuyau en serpentin q. Elles doivent être aussi, commela cuve de saponification, doublées en plomb, afin d’être préservées del’action de l’acide sulfurique. Il serait bon qu’elles fussent aussi munieschacune d’un agitateur mécanique, quoique dans plusieurs fabriques onn’en ait pas appliqué. Ces cuves sont généralement placées dans un étageinférieur, au-dessous de la cuve à saponifier, afin que l’on puisse y jeterdirectement la matière broyée.
La quantité d’acide sulfurique nécessaire à la décomposition des savonsde chaux peut être facilement déterminée. En effet pour 500 kilog. de suif,on a vu que, d’après M. Dumas, on employait 75 kilog, de chaux caustique ;or, pour 100 kilog. de chaux, l’équivalent en acide sulfurique est égal à167kilog.à’66°; par conséquent pour 75 kilog. de chaux, il faudra 125kilog.de cet acide. En pratique on ajoute 10 à 15 p. % à cette quantité, et l’acideétant supposé à 66°, on l’étend de 20 fois son volume d’eau.
Au bout de trois heures environ, la décomposition des savons est termi-née , on laisse alors déposer la masse, les acides gras viennent surnager leliquide, et le sulfate de chaux se précipite au fond de la cuve. On procèdeensuite au lavage des acides.
Du lavage des acides. — A cet effet, on les soutire au moyen d’unrobinet q que l’on place au-dessus du dépôt dans une cuve en bois L, quiest, comme les précédentes, doublée en plomb et également chauffée à lavapeur par un tuyau en serpentin placé sur son fond.
Il est bon d’avoir une seconde cuve L / , semblable à la précédente, pourcompléter le lavage, dans laquelle on opère seulement à l’eau pure. Lesrigoles ou les conduits r, pratiqués dans l’intérieur dusol, servent à établir