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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
une communication des deux chaudières de décomposition J, J', avec cellesde lavage L, I/, et à amener les matières liquides au dehors ou dans desréservoirs inférieurs.
Moulage des acides; fonte des masses cristallines en plateauxminces.— Les trois acides privés, autant que possible, d’acide sulfurique etde chaux, sont coulés dans une suite démoulés en ferblanc M, qui sont dis-posés en gradins dans la longueur de l’atelier, de telle sorte qu’en versantla matière dans le 1 er moule, elle se divise successivement dans les moulessuivants, ce à quoi on est facilement parvenu en ménageant sur un bordde chaque moule une ou deux petites rigoles , qui permettent cet écoule-ment dès que la matière arrive à leur hauteur.
Ces moules présentent la forme d’une prisme rectangulaire de 70 à 75centimètres de longueur, sur 16 à 18 centimètres de largeur et environ 5centimètres seulement de hauteur. On forme ainsi des plateaux d’acidesolidifié, que l’on enlève après les avoir enveloppés d’une serge de lainepour les portera la presse hydraulique verticale N, qui est exactement con-struite comme les presses ordinaires, ce dont il est facile de se rendrecompte par l’inspection du dessin ( fig. 2), où elle est représentée en coupeverticale.
Ces coulées dans des moules plats, telles que nous venons de le faire voir,sont d’une application toute récente. Auparavant on soutirait les acidesdans de grands moules qui pouvaient contenir 30 litres environ, et quiétaient un peu évasés, afin que les pains solidifiés, pussent en sortir plusfacilement. Ces pains étaient réduits en plaques minces par l’action d’uncouteau mécanique à mouvement alternatif, dans le système de hache-pailles. Depuis l’emploi des moules plats on évite ce travail, et on écono-mise par suite près d’un cheval sur la force motrice.
Du pressage a froid. — La presse hydraulique verticale doit êtreconstruite pour permettre d’obtenir une pression de 200,000 kilog. Unegrande partie de l’acide oléique s’écoule à froid à l’action de cette presse,mais cependant les dernières portions ne peuvent s’extraire qu’à l’aided’une certaine température ; c’est pour cela qu’on a imaginé d’autres pressesque l’on a cru devoir disposer horizontalement, et qui sont chauffées parla vapeur; telle est la presse représentée en P, P', sur le plan fig. 1 et surla coupe verticale fig. 2. La description de cette presse ayant déjà été donnéedans cet ouvrage (voir 2 e vol., pag. -112, planche 6) avec tous ses détails,il nous restera fort peu de chose à dire sur sa construction.
Du pressage a chaud — On ne se contente pas de chauffer cettepresse, mais aussi les plaques P 3 , en fer forgé, entre lesquelles sont placésles tourteaux qui proviennent de la presse verticale et qui, en sortant decette presse, ont été entourés d’une seconde étendelle, qui est alors en crinau lieu d’être en laine. Du côté opposé au piston delà presse, se trouveune capacité rectangulaire P' 2 , en fonte et bien fermée , dans laquelle onrenferme un jeu de plaques semblables.La vapeur qui vient des générateurs