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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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A ou A' arrive par les tuyaux e, e', e 2 , i , se rend dans les parois creuses laté-rales et dans le double fond de la presse pour échauffer cette dernière ; ellesort ensuite par les tuyaux L, qui lamènent dans la capacité P 2 , il se trouveun jeu complet de plaques P 3 , pour être employé aussitôt que la presse auracessé de fonctionner et quon aura retiré celles qui viennent de servir. Onpourrait encore échauffer ces plaques à leau bouillante dans une cuve éga-lement en fonte. On voit sur la flg. 2 (pl. 29) de quelle manière ces pla-ques peuvent être enlevées pour se rendre du chauffoir à la presse, ou récipro-quement.

On a ménagé, à cet effet, à la partie supérieure de chacune delles un œilqui permet dintroduire le crochet fixé à lextrémité de la corde laquellepasse dans la gorge dune poulie en fonte. La partie supérieure de lachâpede cette poulie est terminée par un œil allongé, pour lui donner la facilitéde glisser le long dun guide ou chemin en fer fixé au plancher, et au-dessusde la presse, dans le sens de sa longueur, de manière quune des plaquesétant enlevée, on puisse toujours avancer la châpe vers laplomb de la sui-vante. On les transporte ainsi successivement, soit de la presse à la caissequi sert de chauffoir, soit au contraire de ce dernier à la presse.

La pression que peut exercer le piston de la presse sélève souvent de 4à 500,000 kilogrammes. On en a vu qui, après un certain temps de travail,ont eu le fond du cylindre ou du corps de presse enlevé par lénorme effortquon lui fait quelquefois subir dans certaines fabriques; dautres ont périparla rupture des longs tirants en fer méplat qui relient les sommiers deces presses et auxquels on navait pas donné assez de force.

Lacide oléique qui sécoule soit de la presse verticale, soit de la pressehorizontale , se rend dans une bâche inférieure O, par les tuyaux s' et s\d on le soutire pour le recevoir dans des vases plats ; par le refroidisse-ment, il laisse déposer lacide stéarique quil avait entraîné à la faveur delàtempérature élevée quil possédait pendant laction de la presse horizontale.

Les deux pressages achevés, lacide oléique est regardé comme suffisam-ment séparé, et les pains, formés dacide stéarique et dacide margariquequi restent pour résidus, sont dune blancheur éclatante ; mais ils ne for-ment guère que 45 à 50 p °/ 0 du suif employé, cest-à-dire 225 à 250 kilog.sur 500 kilog. de suif environ.

On peut voir sur les tig. 1 et 2, les pompes dinjection H et IL, qui desser-vent les deux presses horizontale et verticale, elles sont mises en mouve-ment par larbre de couche F, qui communique avec le moteur, lequel estsupposé une machine à vapeur de quatre chevaux, puissance plus que suf-fisante pour faire mouvoir les appareils nécessaires à cette fabrication.

Sur larbre de couche E, se trouve une roue droite en fonte /, qui com-mande la roue/, fixée sur larbre horizontal ^.Celui-ci porte, à ses extrémités,deux petites manivelles qui par lintermédiaire des deux bielles ou tringles A,impriment aux pistons des pompes dinjection i, i', le mouvement convena-ble pour refouler leau quelles aspirent, dans les grands corps de presses N et