PUBLICATION INDUSTRIELLE.
370
P'. Les sommiers de la presse verticale sont maintenus à une distance con-venable par les quatre colonnes en fonte s, que traversentde forts boulons surtoute leur hauteur, et la matière liquide tombe sur le plateau inférieur, quifait corps avec le piston et sur lequel on a eu le soin de ménager une petiterigole pour la laisser écouler par le tuyau s', terminé à sa partie supérieureen forme d’entonnoir et qui la conduit dans le réservoir O.
De l’épuration des acides solides. — Les pains d’acide stéarique etd’acide margarite, que l’on retire de la presse horizontale, sont portésdans une cuve en bois R, pour être épurés par l’acide sulfurique très-étendud’eau. Cette cuve est construite exactement comme les précédentes, dou-blée en plomb et chauffée à la vapeur par le tuyau ç 4 , qui le conduit dansle serpentin q, ce qui rend les acides liquides. On comprend que ce lavagea surtout pour objet de débarrasser les acides gras des dernières traces dechaux qu’ils peuvent contenir ; après cette opération, il ne reste plus qu’àles dégager de l’acide même par des lavages à l’eau, puis on laisse repo-ser la matière, on la décante dans une autre cuve R 7 , placée sur un planinférieur, et qui ne renferme que de l’eau pure que l’on doit renouvelerplusieurs fois. On la laisse encore de nouveau reposer, on la soutire dansdes moules, et on obtient enfin des pains parfaitement beaux et propres àla confection des bougies.
De la fonte et du moulage des acides solides blancs. — On sesert pour cet objet d’une chaudière en cuivre T (Voir la fig. 1, pl. 28, etles fig. 3 et 4 de lapl. 29), laquelle est, à l’intérieur, plaquée d’argent pouréviter la coloration des acides. Cette chaudière est à double fond, pourêtre chauffée par la vapeur à une température qui ne dépasse pas généra-lement 100 degrés. La vapeur arrive des générateurs dans le double fondpar le tuyau v, et celle condensée s’écoule par le tuyau v '; un robinet» 4 ,lié au tuyau qui part du fond de la chaudière, sert à la vider complètement.Elle est enveloppée d’une chemise composée de douves en bois U, pourempêcher le refroidissement de la cuve. A côté de cette chaudière on a eule soin de placer une table U', sur laquelle on pose le vase V, qui sert àprendre dans la chaudière la matière fondue pour être portée dans lesmoules.
Afin de rendre les bougies et les stalactites qui se forment sur ellesmoins friables, on y ajoute ordinairement 10 p. 100 d’acide sulfurique,lorsque l’on jette dans cette chaudière les pains d’acide stéarique.
On coule ces bougies dans des moules semblables à celui qui est repré-senté en plan et en coupe fig. 7 et 8, pl. 29. Ces moules sont formés d’unalliage composé de 1/3 d’étain et de 2/3 de plomb ; on voit qu’ils sont légè-rement coniques et terminés par une espèce d’entonnoir ; on fixe la mècheà la partie supérieure par une grosse épingle recourbée y', et à la partieinférieure par une petite cheville en bois y , qui la serre contre les paroisde l’orifice. Ces mèches sont natées, disposition qui évite la nécessité demoucher continuellement les bougies ; il faut aussi pour cela, dit M. Du-