PUBLICATION INDUSTRIELLE. 371
mas, avoir le soin de les plonger dans une dissolution d’acide borique,qui forme avec la chaux un borate qui se fixe dans la mèche.
Pour placer ces mèches, on suppose les moules posés verticalement dansles trous des tables en bois S, disposées convenablement dans l’atelier, etsur lesquelles on laisse refroidir les bougies après qu’elles sont coulées. Acet effet, dès que les mèches sont fixées au centre des moules, on porteces derniers au bain-marie Y, qui est porté à une température correspon-dante à celle de l’eau bouillante.
Ce système de chauffoir se compose de plusieurs bassines V', représen-sentées en plan et en coupe verticale sur les fig. 5 et 6, pl. 29, et fig. 1,pl. 28. Elle sont entourées d’eau de toute part: cette eau est chauffée parun courant de vapeur qui arrive des générateurs par le tuyaux, dans leserpentin x\ placé au fond de l’appareil.
Lorsque les moules sont suffisamment chauds, on les remplit à l’aide duvase T', que l’on plonge dans la chaudière T; il importe pour cela que l’acidecommence à cristalliser. Cette précaution, ainsi que celle que l’on prend dechauffer les moules, est nécessaire pour troubler la cristallisation de l’acidegras, cristallisation qui donnerait aux bougies une apparence désagréable.
Après le refroidissement des moules, on enlève la petite cheville de boisqui retient la mèche et on retire la bougie à l’aide d’une espèce de poinçon ;il faut aussi couper la masselotte et mettre toutes les bougies de lon-gueur, On a proposé à cet effet plusieurs moyens mécaniques qui ne pa-raissent pas avoir donné de très-bons résultats, parce que l’on ne pouvaitéviter d'écorner la bougie. Cependant on essaie en ce moment un systèmede couteau mécanique ou de scie circulaire dont on espère beaucoup.Nous croyons qu’il est important, pour cette opération, de donner à la lametranchante une très-grande vitesse et très-peu de pression, pour arriver àne pas abîmer le bout.
Du blanchiment des bougies. — Lorsque les bougies sont moulées, ilest utile de les exposer quelque temps à l’air, à la lumière et à l’humi-dité, afin qu’elles puissent acquérir toute la blancheur désirable. On faitordinairement cette exposition au-dessus même de l’atelier, qui est alorsconstruit en forme de terrasse, et pour cela on dispose les bougies z surdes étendelles Y, qui sont établies de telle sorte qu’elles permettent d’enplacer un très-grand nombre dans un espace resserré.
Du polissage des bougies. — Les dernières opérations que l’on faitsubir aux bougies, après qu’elles ont ainsi été exposées pendant quelquetemps, sont le polissage et le pliage. Le polissage se produit en frottantvivement la bougie avec un morceau de drap humecté d’alcool ou d’ammo-niaque, cette opération se fait le plus généralement par des femmes ou desenfants. On a essayé de produire ce polissage par un procédé mécanique aumoyen d’une espèce de tampon cylindrique en laine ou en drap auquel onimprime un mouvement très-rapide de va et vient, pendant que l’on faitpasser successivement sous lui les bougies placées parallèlement, à l’aide de