372
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
chaînes sans fin qui s’avancent graduellement sur une table horizontale, surlaquelle les bougies reposent et tournent en même temps sur elles-mêmes.Nous croyons que ce procédé est dû à un mécanicien de Paris , M. Davison,qui a pris à ce sujet un brevet d’invention de cinq ans en 1842.
Le pliage consiste à réunir les bougies cinq par cinq, et à en former despaquets d’un 1/2 kilog. qu’on enveloppe très-proprement pour être livrésau commerce.
Des générateurs ou chaudières a vapeur du moteur de l’usine.—Les deux générateurs A et A', représentés sur le plan général pl. 28, sontdestinés alternativement à alimenter non-seulement la machine à vapeurde quatre chevaux, mais encore à chauffer les différentes cuves de saponi-fication, de décomposition et de lavage, comme la presse horizontale, lachaudière à fondre, et le chauffoir. Ces chaudières sont de la force de 16chevaux; il y a même des usines qui ont des générateurs de 20 à 24 chevaux.
La fig. l re de la pl. 28 représente en projection horizontale vue en-des-sus, la disposition de ces générateurs avec les appareils de sûreté et lestuyaux de prise de vapeur.
On a désigné par B', les fourneaux en briques dans lesquels les chau-dières sont renfermées; en a, les trous d’homme; en b, les soupapes desûreté; en b', les flotteurs. On voit en c, le tuyau de communication avecla pompe alimentaire ; en e, e f , les tuyaux de prise de vapeur pour lesdivers appareils de l’usine, et en d, d ’, ceux qui se rendent à la machine àvapeur. Tous ces tuyaux sont en cuivre rouge et munis de robinets.
Applications de l’acide oléique. —L’acide oléique fut pendant long-temps, dans les fabriques de bougies stéariques, un résidu qui était resté pourainsi dire perdu, étant regardé comme sans emploi avantageux. MM. Pé-ligot et Alcan en ont fait, il y a peu de temps, une application fort heu-reuse, soit au graissage de la laine employée dans les filatures, soit au dé-graissage des tissus. On sait que pour obtenir au cardage ou au peignage dela laine une nappe aussi homogène que possible, on est obligé de l’enduired’une certaine quantité de matière grasse; cette préparation est nécessaire,car sans elle, la torsion et l’étirage de la laine se ferait mal, et les déchets yseraient plus grands; le fil que l’on obtiendrait serait plus inégal et n’of-frirait pas au tissage le degré nécessaire à la bonne confection de l’étoffe.
On s’était servi jusqu’à ces dernières années exclusivement, pour faire cegraissage, des huiles végétales, dans les principaux centres de l’industrielainière , à Reims , à Sedan , à Elbeuf ; et dans les fabriques du midi, leshuiles d’olive étaient presque toutes employées, tandis que dans les envi-rons de Paris , et les autres fabriques de l’est, on employait de préférenceles huiles de graine, dont le prix est toujours moins élevé, ou bien desmélanges économiques d’eau et d’huile maintenues à l’état d’émulsion parla présence d’une petite quantité de potasse.
L’huile dont la laine est imprégnée ne devant rester que jusqu’aprèsla filature ou le tissage, il faut ensuite dégraisser les fils ou les tissus.