PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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On a pu aisément voir, par la description de cette peigneuse, que plu-sieurs perfectionnements ont été aussi apportés par MM. Risler et Schwartz.Ainsi on leur doit l’addition des cylindres supplémentaires placés sur leschariots, entre les cannelés ou cylindres attenteurs, et les rouleaux d’ap-pel , et qui sont surtout utiles, dans le peignage des laines fines, pour en-lever les barbes du ruban. On leur doit aussi l’application du peigne éli-ronneur qui est destiné à enlever les blousses, et du peigne pareur qui apour but de treilier la laine peignée. Enfin, ces habiles manufacturiers ontencore ajouté au chariot porte-étirage, un mécanisme très-simple ayantpour objet de presser la laine qui est engagée au fond des dents des rouespeigneuses vers l’extrémité de ces broches, afin qu’elle puisse être priseavec plus de facilité parle peigne moteur et les cylindres cannelés. Près dece mécanisme est un frotteur en buffle qui, lorsqu’il doit fonctionner,s’appuie contre le fond des broches, en recevant un mouvement de va etvient.
En septembre 1840, M me veuve Collier, qui avait continué les travaux deson mari, obtint un nouveau brevet d’invention de quinze ans pour desperfectionnements apportés aux machines à peigner la laine. Les amélio-rations proposées par l’inventeur consistent principalement dans une nou-velle inclinaison donnée aux plans des roues peigneuses et des broches deces mêmes roues. M. Collier avait remarqué que, dans le peignage de lalaine, les dents qui se trouvent presque en contact, a la fin du battage, de-venaient obliques les unes par rapport aux autres, d’où il résultait que lesfilaments étaient plus fatigués. Il chercha alors à obvier à cet inconvénienten inclinant les broches dans le sens perpendiculaire à la ligne menée ducentre de la roue à chaque broche de 15 degrés, et en conservant l’angledroit formé par les rayons de la roue et la direction des broches ; de sorieque la surface engendrée par ces dernières est une hyperboloïde derévolution. Les deux roues/ont avec le plan vertical des angles de 30 degrés.
M. Griolet, de Paris , qui occupe plusieurs machines à peigner la laine,demanda, au commencement de 1841, un brevet d’invention, et plus tardun brevet d’addition et de perfectionnement de quinze ans pour des dispo-sitions mécaniques applicables au peignage de la laine et aux autres ma-tières filamenteuses. Ce manufacturier s’est proposé par ses brevets, deremplacer l’étirage à la main par un étirage mécanique imitant autantque possible le premier. Pour y parvenir, il a imaginé un mécanismesimple et peu dispendieux qui consiste en un long peigne vertical garni detrois rangées de broches perpendiculaires à sa face antérieure ; ce peigneest, en outre, muni d’une crémaillère qui engrène avec une roue dentéepar laquelle il reçoit un mouvement alternatif de montée et de descente.Deux cylindres placés horizontalement en avant du même peigne reçoiventles matières filamenteuses soumises à l’étirage et qui vont s’engager dans lesbroches de ce peigne. Ces cylindres présentent une forme particulière : aulieu d’avoir pour base des cercles, leurs sections sont des triangles curvi-