PUBLICATION INDUSTRIELLE.
4.04
lignes arrondis à leurs sommets ; cette forme permet d’obtenir des pres-sions variables sur la matière. 11 est évident en effet , que lorsque les cy-lindres sont en contact par leurs sommets, ils présentent moins de surfaceque quand ils se trouvent en contact par leurs côtés. Cette disposition per-met aussi, suivant l’auteur, d’alimenter d’une manière intermittente, cequi fait bien imiter l’étirage à la main.
M. Griolet modifia plus tard ce mécanisme en remplaçant les cylindres àbases curvilignes par des cylindres ordinaires à section circulaire , montéssur des supports mobiles autour d’un axe, et recevant un mouvement alter-natif par un excentrique de forme elliptique. Le cylindre inférieur estaussi mu, en outre, par une courroie sans fin; de sorte que ces deux cy-lindres ont en réalité deux mouvements, l’un circulaire continu autour deleur axe, et l'autre rectiligne alternatif par les supports mobiles. Cettemodification est regardée par l’auteur comme d’une très-grande impor-tance , et apportant une véritable amélioration dans l’opération del’étirage.
Dans la même année 1841, le 20 août, M. Poole, de Londres , prit unbrevet d’importation de cinq ans, pour une machine à peigner la laine etautres matières filamenteuses. Cette machine est construite sur de grandesdimensions et paraît assez compliquée : elle ne repose pas, du reste, sur lemême principe de construction que les peigneuses précédentes. Elle con-siste en un long peigne horizontal fixe et armé sur toute sa longueur, detrois rangées de broches verticales, et en un second peigne de mêmedimension parallèle au premier, et garni comme lui de trois rangs de bro-ches; mais au lieu d’être fixe, il est au contraire monté sur un levier à bas-cule par lequel il peut recevoir un mouvement alternatif au moyen d’unarbre à cames. Les pointes des broches de ce second peigne sont dirigéesvers le haut, tandis que celles du premier se dirigent vers le bas. L’un deces peignes, celui qui est immobile, étant chargé de laine, si on imprimeà l’autre un mouvement ascendant, ses broches s’engageront dans celles dupremier, et pourront produire le peignage. Pour faciliter cette opération,l’auteur fait tremper le bout des broches dans un liquide chaud préparéconvenablement à cet usage ; et pour éviter que la laine qui s’y trouveraitadhérée ne trempe aussi dans ce liquide, il le recouvre d’une grille percéequi livre bien passage aux dents, mais retient la matière filamenteuse.
L’inventeur fait remarquer qu’il peut rendre sa machine double, en dis-posant deux peignes mobiles diamétralement, recevant un mouvementalternatif, au lieu d’un seul peigne, et en plaçant alors un peigne fixe desdeux côtés opposés. Il établit aussi de petites machines beaucoup plus sim-ples de construction, et qui se composent seulement d’un tambour portantdeux peignes, placés aux extrémités d’un même diamètre, et venant agirsuccessivement en recevant un mouvement de rotation continu, contre unpeigne fixé au bâtis parallèlement aux premiers, de sorte qu’à chaque demi-révolution la lame reçoit un coup de peigne.