PUBLICATION INDUSTRIEL LE.
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M me Collier vient de construire de nouvelles peigneuses qui, d’unedimension plus petite que celle que nous avons représentée pl. 24 et 25sont aussi mues différemment. Les roues peigneuses n’ont pas plus de l m 58à l n, 62 de diamètre extérieur; l’une est tout à fait immobile, et l’autreseule reçoit un mouvement alternatif d’éloignement ou de rapprochementde la première. Elles sont commandées par des roues d’angie, combinéesde manière à leur donner un mouvement de rotation continue dans lesplans inclinés qui les contiennent ; les bras de ces roues ne sont plus creuxcomme précédemment, la vapeur est amenée dans la partie circulaire quiavoisine les broches par un tuyau contourné convenablement; ce qui sim-plifie évidemment la construction de l’appareil.
Nous espérons donner dans le volume prochain letracé de cette nouvelleet intéressante peigneuse dont nous devons encore la communication àMM. Risler et Schwartz, chez qui elle fonctionne depuis peu.
Le 4 mars 1842, M. Rruneaux aîné, mécanicien, bien connu pour la con-struction des métiers à laine, demanda aussi un brevet d’invention et de per-fectionnement de quinze ans, qui lui fut délivré le 4 juillet suivant, pour denouvelles machines applicables au peignage de la laine et d’autres matièresfilamenteuses.
Les améliorations proposées par cet inventeur recommandable consistent :
1° Dans l’application de trois roues à peigne circulaire, au lieu de deuxqui composent la machine de M. Collier . Deux de ces roues sont verticales,et par conséquent leurs axes sont horizontaux et parallèles, et la troisième,placée entre les deux premières est seule inclinée, suivant un angle de 65° en-viron. Chaque roue peigneuse est armée de trois rangées circulaires de dents,qui ne sontpas perpendiculaires au plan de laroue, mais forment avec celui-ci , un angle d’environ 75°, de sorte qu’elles présentent chacune la formed’un cône tronqué.
Suivant l'auteur, l’avantage de cette disposition est de permettre de char-ger les peignes d’une plus grande quantité de laine à la fois, de moins ris-quer defausseroude rompre les broches, et d’enlever les blousses beaucoupplus complètement que dans lesytèine de M. Collier .
2° Dans une modification apportée au système de chauffage des peignes,lorsque les appareils sont mus par un moteur hydraulique, au lieu d’êtremis en mouvement par une machine à vapeur. Dans ce dernier cas, il se sertde la vapeur, mais dans le premier, il fait simplement usage d’eau chaudequ’il envoie, au moyen d’une pompe, dans les axes des roues peigneuses,et qui par des tuyaux mis en communication avec leur jante creuse, se dis-tribue sur toute la circonférence, et produit une chaleur suffisamment in-tense et régulière. Il prend d’ailleurs les précautions nécessaires dans l’as-semblage des tuyaux avec le moyeu et le cercle des roues, pour éviter touteespèce de fuites.
3» Dans l’addition de plusieurs cylindres cannelés destinés à recevoir lalaine sortant des roues peigneuses. L’auteur propose à cet effet de placer