DES VIS OU ROUES EN HÉLICES
APPLIQUÉES AUX BATEAUX A VAPEUR.
VIS DU NAVIRE A VAPEUR
LE NAPOLÉON,
DE 120 CHEVAUX.
La découverte la plus importante de notre époque est, sans contredit,l’application de la vapeur, soit à la locomotion sur terre, soit sur l’eau. Il ya peu de temps, cette puissance nous était encore inconnue, et aujourd’huielle est le moteur le plus actif, celui que l’on peut diviser, augmenter àl’infini, sans être arrêté que par la considération de faire des appareils assezrésistants pour le contenir et le laisser échapper selon les besoins.
La découverte de la machine à vapeur appartient à la France , et sa pre-mière application à la navigation aux États-Unis . C’est encore en France que la vis d’Archimède a été appliquée à la propulsion des navires ; maismalheureusement, comme il arrive pour la plupart de ses découvertes, cen’est pas chez elle que l’on a pu, par son application en grand, en constaterles bons effets. L’Angleterre s’est emparée de ce système, et avec la persé-vérance qui la caractérise généralement dans ses essais, elle réussit com-plètement, en 1839, sur le navire à vapeur l’Archimède , dont nous parleronsplus loin.
L’application que le gouvernement français vient de faire aussi, en 1843,du propulseur sous-marin au bateau à vapeur le Napoléon , de la force de120 chevaux, a permis d’apprécier tous les avantages que l’on pourrait enobtenir, par les bons résultats qu’il adonnés. Plusieurs navires plus importantssont en ce moment en construction et, à en juger par les essais de M. Cavéqui s’en occupe avec activité, on doit en présager un très-bon augure.
Nous avons pensé qu’il serait intéressant pour un grand nombre de nossouscripteurs, de connaître la construction de ces nouveaux propulseurs;nous devons à l’obligeante amitié de M. Nillus d’avoir bien voulu nouslaisser dessiner les divers systèmes qui ont été successivement appliqués auNapoléon, et plusieurs documents utiles qui nous ont servi à en donner ladescription.
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