PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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L’appareil se compose de deux machines égales, chacune de la force de60 chevaux, elles sont à basse pression. Le diamètre des cylindres est del m 160 environ, leurs courses de l m 066, les pistons doivent donner 30 à 32coups doubles par minute. Pour transmettre le mouvement de rotation àla vis sans avoir des engrenages trop grands, il était nécessaire de placer leplus bas possible l’arbre à manivelles; M. Barns y est parvenu en employantquatre tiges de piston placées aux angles d’un même carré et entre les-quelles il fait passer l’arbre de la machine ; elles sont réunies deux à deuxpar des jougs, et au milieu de ces derniers sont assemblées deux fortestringles qui portent, vers leur extrémité supérieure, un coulisseau quiglisse dans une rainure ménagée sur chacune des faces du bâtis de la ma-chine dans la portion fixée sur le pont du navire.
Sur l’arbre de la machine se trouve une forte roue à dents de bois qui en-grène avec un pignon en fonte fixé sur l’arbre de la vis. La denture de cesengrenages est divisée sur la largeur en deux parties, de manière que la por-tion pleine de l’une corresponde à la partie vide de la voisine ; cette dispo-sition a pour objet de diminuer le jeu et par suite les chocs de l’engrenage.Le diamètre du pignon n’est que le quart de celui de la roue, de sorte que,d’après la vitesse de la machine, la vis ferait 120 à 128 tours par minute ;l’arbre de cette dernière est en cuivre rouge forgé, afin d’éviter qu’il ne soitaltéré par l’eau de la mer, et de le voir se rompre par le choc des vagues.
On sait que MM. Hall et Maudslay ont aussi apporté des modificationsà leurs machines appliquées à faire mouvoir les propulseurs à hélices, dansle but de diminuer la hauteur de l’arbre de la vis.
Le premier adapte à son piston un fourreau aplati dont la largeur estégale au diamètre de la tige du piston, et la longueur est telle qu’ellepuisse laisser jouer librement la tige qui sert en même temps de bielle, etqui est attachée directement au bouton de la manivelle, à la manière ordi-naire; ce fourreau sert de guide au piston et traverse le couvercle ducylindre, ce qui oblige de donner au presse-étoupes une forme égalementaplatie, semblable à celle du fourreau.
MM. Maudslay remplacent ce fourreau aplati par un cylindre et donnentau piston une section annulaire en fixant sa tige directement à la manivelle.
M. Pauwels, dans son appareil qui est depuis longtemps en constructionpour un bateau à hélice de 120 chevaux (système Ericcson), désirant agirdirectement sur l’arbre de la vis et supprimer les engrenages, emploie lesystème de machine à cylindres inclinés accouplés , dans une position in-verse à celui qui est le plus en usage, pour que les tiges de piston agissentdirectement sur les manivelles. On a du réduire beaucoup la course despistons, parce qu’on a compté pouvoir faire faire soixante tours à la vis;mais il comme faut au moins une vitesse de l m 40 à l m 50 à la circonférenceextérieure des ailes, l’auteur a été obligé de donner à la vis un très-granddiamètre, ce qui doit être un inconvénient, surtout dans le cas quinous occupe, car une partie de la vis sortira de l’eau, et cette portion de lasurface devra être calculée en moins pour la production de l’effet utile.