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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

vapeur dun même auteur, dont le nom était dabord resté inconnu; unpavillon blanc flottant à la poupe du navire a fait présumer cetle œuvreantérieure à 1792, par M. le baron Séguier. Le dessin du bâtiment nin-dique point quelquun de fort entendu en marine; on remarque à lavantet à larrière du bateau, tout à fait à lextérieur, une vis hélice à un seulpas; la vis de derrière ne peut que se mouvoir circulairement, entraînéepar son axe qui traverse létambot; celle de devant peut, en outre, recevoirun mouvement dans le sens latéral, son axe est croché à une contre-étravequi reçoit le mouvement au moyen dune barre franche; et comme lenavire na point de gouvernail, cette hélice de lavant est destinée à enfaire fonction. Les deux vis se meuvent simultanément au moyen decordes sans fin, passant sur des poulies à gorge, dont sont munis les axesdes hélices; la cheminée de la machine à vapeur, destinée à imprimer lemouvement de locomotion à la voiture dont il a été aussi fait mention, nedevant pas être très-élevée pour activer le tirage, on a placé à lintérieurune vis hélice de plusieurs pas. En considérant de nouveau les dessins, ona trouvé écrit, sur le revers dune des feuilles représentant le navire àvapeur, le mot Dallez, suivi du chiffre 213, apparemment comme numérodordre dun classement, et sur plusieurs des dessins les lettres initialesC. D., renfermées dans un médaillon. Cette nouvelle découverte a faitpenser que lauteur inconnu se nommait C. Dallez. Le navire aurait à peuprès : longueur, 12 mètres; largeur, 3 mètres ; creux, l m 50; chaque vis delongueur l m 50, de diamètre, les deux tiers de la longueur. Un mât avecvoile de bateau de rivière est au milieu du navire. Le mât peut, au moyendun treuil, être élevé ou abaissé perpendiculairement denviron la moitiéde sa hauteur.

En 1796, M. Castera (1) propose un moyen pour diriger sous leau uneembarcation, qui paraît avoir été la vis. A loccasion de son appareil,M. Guyton-Morveau rapporte quil a été témoin, au mois de juin 1800, dela première expérience dun bâtiment de cette espèce ( le Nautilus ), con-struit chez M. Perrier, pour Fulton. Le bâtiment était en cuivre, de formeovoïde très-allongée, portant à lun de ses bouts un collet relevé propre àrecevoir un couvercle, et sur larête supérieure une rigole destinée à con-tenir un petit mât qui se relevait à charnière. Dans lintérieur du Nautilus,qui avait environ deux mètres de diamètre, étaient disposés les manchesdes rames à vis pour aller en avant, et des pompes aspirantes pour plongerà volonté par la charge de leau.

Castera et Fulton ne paraissent pas avoir attaché une grande importanceà lemploi de la vis. Le premier prend un brevet, en 1828, pour un bateausous-marin, et la vis ny est point employée ni même indiquée; elle nelest point non plus par Fulton pour une nouvelle embarcation sous-marinequil avait projetée [le Mute), et Montgéry (2), qui nous a fait connaître

(1) Bulletin de la Société d'encouragement , 1809, tome VIII.#2) Mercure technologique f 1825.