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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTUIELLE.

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avec détail les travaux de Fulton, ne fait aucune mention de lhélice : ilemploie, comme moteur et directeur de son bateau sous-marin ( l'invisible ),la godille-aviron proposée par Marteriot en 1703 (1), après y avoir apportéquelques modifications.

En 1802, John Shorter (2), master du transport le Doncasler, fait desexpériences à bord de ce bâtiment en rade de Gibraltar et à Malte; il faitévoluer le navire dans tous les sens, et obtient un nœud et demi de vitesse.Lappareil avec lequel il a fonctionné se composait dune hélice souschaque hanche du navire ; il employait huit personnes au cabestan, quiétait le moteur dont il se servait pour la communication du mouvement.

Marestier (Mémoire sur les bateaux à vapeur des États-Unis dAmérique ,1824 ) décrit un grand nombre de combinaisons exécutées ou proposées enAmérique pour faire marcher les bateaux à vapeur, et entre autres troisprojets de vis dont il nindique point les auteurs, mais que lon peut sup-poser être MM. John Stevens de Hoboken et Kinsley, qui, vers 1804 (3),soccupèrent de faire marcher les navires par un moyen autre que la forcedu vent, et employèrent des roues tournebroches. Depuis lintroductiondes bateaux de Fulton (1807), M. Stevens a adopté leur principe.

1805, Annales des arts et manufactures , t. XX. Proposition, pour lesvaisseaux et pour la flotte de Boulogne, dun propulseur sous-marin ayantune grande analogie avec celui de Delisle ; « la vis, est-il dit dans ce Mé-moire de 63 pages, ayant déjà été essayée, mais ayant fourni des résultatspeu favorables. »

Quelques années après, M. David Napier (4), faisant des essais avec lavis, fut informé de ce quavait antérieurement pratiqué Shorter, et celui-ci,quil alla trouver, lui montra des modèles dhélices employées sous leau etplacées dans le massif darrière, sur les hanches, à lavant, sur les côtés dubâtiment, et de formes infiniment variées, à un pas, deux pas, trois pas,avec des ailes de moulin, etc.

M. Braine, mécanicien anglais , établi en Belgique , annonçait en 1816,avoir trouvé un nouveau moyen de propulsion pour les bateaux. « Je mevisse sous leau, disait-il. »

M. Whytock (5), dEdimbourg , écrit dans le Philosopltical, journal decette ville (1819), que, cinq ou six ans avant, il a fait lessai de vis sur unelégère embarcation, et quil comptait, daprès le succès quil avait obtenu,poursuivre ses expériences. Ses vis avaient 5 mètres de long et l m 52 dediamètre; elles étaient à trois pas et demi, avec une inclinaison de lhélicesur laxe de 45°. Lobligation de faire usage de deux vis lui fut imposée parle genre de lembarcation quil avait à sa disposition ; il navait eu, dans leprincipe, lintention que den employer une seule.

{\) Machines approuvées , tome II.

(2) Appendice D à Tredgold , par Elijah-Golloway , <842.

(5) Bulletin de la Société dencouragement, année 1812.

(4) (Voy. aussi les fig. 5 et 6, pi. 55 ci-jointe.)

(5) .V echamcs Magasine, <839, volume XXX!*