PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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laire à sa base, pour le passage du cordon v' par lequel il reçoit son mou-vement de rotation, quand celui-ci est attaché à Tune des pièces mobilesde la machine, comme on le voit sur le dessin fig. G. Il renferme égale-ment, à l’intérieur, un ressort en spirale h' qui tend toujours à le rame-ner à sa position primitive; et il est porté par le support à brides r, quel’on tient toujours fixé à la hauteur convenable sur le tube indicateur J)'.
Une échelle graduée est rapportée sur la paroi extérieure du tube, etindique soit des kilogrammes par centimètre quarré, soit des livres avoirdu poids par pouce quarré, comme dans l’appareil précédent. Dans cesdeux instruments, le point zéro de l’échelle correspond à la pression atmo-sphérique; etlorsque leurs robinets sontl'ermés,l'index se trouve en regardde ce zéro : et par conséquent s’ils étaient placés sur les cylindres à vapeur,leur pointe ne ferait que tracer sur la bande de papier une circonférencequi, dès que cette bande est développée, devient une ligne droite. Maislorsque les robinets sont ouverts, la tension de la vapeur qui vient agir surleur piston est marquée par l’élévation de l’index qui, tant qu’il se trouveau-dessus de zéro, indique une pression plus grande que celle de l’atmo-sphère, et quand, au contraire, il se trouve au-dessous, marque nécessai-rement une pression moindre.
Marche des instruments. —Nous allons essayer maintenant de fairevoir comment ces appareils fonctionnent, en les supposant, pour cela, ap-pliqués tous deux à la fois sur une machine à vapeur à deux cylindres,comme celle de 50 chevaux que M. Niilus a montée dans l’usine à cuivredu Havre , et sur laquelle nous avons eu l’occasion de faire quelques expé-riences , avec son directeur de travaux M. Paul, au mois d’août 1843.
Nous ferons d’abord remarquer qu’il importe, avant de placer les instru-ments sur les cylindres à vapeur, de vérifier s’ils sont en bon état, si leurpiston et les ressorts à boudin jouent bien, si l’index correspond bien aupoint zéro de l’échelle ; il faut aussi tailler le crayon, qui doit être un peudur, très-effilé, afin qu’il trace toujours un trait fin, et on examine enmême temps si les ressorts o, o' ne tiennent pas leurs pointes trop forte-ment appuyées contre les tambours mobiles. On ajoute ensuite sur chacunde ceux-ci, une bande de papier, en ayant le soin de la tendre sur touteleur surface, et d’en pincer les bords, comme nous l’avons déjà dit, entreles lames métalliques g, q' (fig. 1 et 4).
Les appareils ainsi disposés sont montés sur les couvercles des cylindresà vapeur, comme on les voit représentés, fig, 6. On doit les tourner de tellesorte qu’on puisse attacher les cordons qui doivent les faire mouvoir à l’unedes pièces P, du parallélogramme; il est quelquefois utile, pour cela,d’employer une poulie de renvoi, pour que les cordons se dirigent verti-calement, ce que l’on peut toujours faire, du reste, avec facilité. Il faut aussis’arranger pour que les points d’attache s, s' des cordons sur la pièce P, setrouvent, par rapport au point d’appui P' de cette dernière, à une distancetelle, que l’amplitude de leur mouvement, en montant ou en descendant,