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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La pompe triple ou à trois corps que nous allons faire voir, présentant àla fois l’application des pompes aspirantes et des pompes foulantes ou élé-vatoires, à mouvement rectiligne alternatif, nous avons pensé qu’il seraitd’autant plus intéressant de la faire connaître, qu’elle a été parfaitementétablie, et qu’elle se trouve dans les meilleures conditions. De ce côté, nousne saurions trop complimenter M. E, Bourdon, qui a apporté dans cetappareil tous ses soins. Et c’est parce que nous sommes persuadés que l’ondoit réellement construire ainsi pour rendre les machines véritablementmanufacturières, que nous cherchons toujours à donner des modèles quel’on peut suivre sans crainte. Nous avons donc profité de l’obligeance deM. Bourdon, qui a bien voulu mettre cet appareil à notre disposition,avec le plus grand désintéressement. Nous aurons encore à faire connaîtred’autres appareils établis par cet habile et consciencieux constructeur.
DESCRIPTION DE LA POMPE TRIPLE ASPIRANTE ET FOULANTE,
REPRÉSENTÉE SUR LA PLANCHE 39.
La figure l rc est une élévation vue de face, montrant l’ensemble descorps de pompes ;
La fig. 2 est un plan général, le tuyau de communication des deuxcorps de pompes foulantes étant enlevé ;
La fig. 3 est une coupe verticale, vue de profil, par l’axe d’une despompes foulantes, suivant la ligne 1-2, fig. 5;
La fig. 4 est une coupe par l’axe du piston ;
La fig. 5, une coupe horizontale, suivant ia ligne 3-4 de la fig. 3 ;
La fig. C, une coupe verticale, suivant l’axe de la pompe aspirante ;
La fig. 7, une coupe horizontale, à la hauteur de la ligne 7-8 de lafigure précédente ;
La fig. 8, un détail d’un clapet d’aspiration , avec son siège.
Enfin, les fig. 9 et 10 représentent le plan et l’élévation du piston dela pompe d’aspiration.
Cette machine a été établie, en 1840, à Choisy-le-Roi , dans le belétablissement de maroquins de MM. Fouler frères ; elle sert à élever l’eaude la Seine , au moyen d’un conduit en fonte placé dans un cours d'eauqui passe au-dessous du chemin de fer d’Orléans. L’aspiration se fait dansle fleuve, à environ dix mètres du bord, à la partie du lit la plus pro-fonde , afin d’éviter, dans tous les cas, le choc des bateaux, par les diffé-rents changements de niveau, et pour que l’orifice d’aspiration soit toujoursau-dessous des plus basses eaux.
d’hydraulique. Nous devrions également parler des pompes à corps mobile et à piston fixe, commecelle de Binet, publiée en 1827 dans Vlndmiriel , et de plusieurs antres pompes plus ou moins ingé-nieuses, mais comme il serait (rop long d’entrer dans quelques détails à ce sujet, nous ne pouvonsque renvoyer soit aux volumes des brevets expirés, soit aux brevets eux-mêmes, qui sont au nombrede plus de quarante.