PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Le bout de la conduite est garni d’un tuyau de cuivre, percé, sur sasurface latérale, d’un grand nombre de petits trous, pour empêcher queles herbes ou autres corps étrangers ne s’y introduisent.
Ce tuyau est supporté, au dessus du lit de la Seine , par de grossespierres, afin d’éviter que le gravier puisse être entraîné par l’effet del’aspiration de la pompe.
L’eau amenée par la pompe aspirante A, dans la grande bâche enfonte B, est ensuite refoulée par les deux pompes latérales C , dans troisgrandes cuves qui servent de réservoir, et qui sont élevées à cinq mètresau-dessus du sol, pour que, de là, l’on puisse distribuer l’eau sur tous lespoints de la fabrique.
De la pompe aspirante. — Cette pompe ( fig. 6 et 7 ) est forméed’un cylindre en fonte A, alésé sur toute sa hauteur, et terminé, à sesdeux extrémités, par des drides à oreilles,;'; celle inférieure reçoit la cha-pelle ou tubulure de fonte E , qui sert de siège à la soupape d’aspiration a,et à la base de cette tubulure se boulonne le tuyau d’aspiration qui prendl’eau de la Seine.
Ce corps de pompe s’attache, par la bride supérieure, à l’ajutage enfonte rapporté au-dessous du réservoir cylindrique B, qui sert de bâcheaux deux pompes foulantes. Et enfin, il est surmonté d’un gros tuyau defonte k ', qui amène l’eau aspirée à la partie supérieure de cette bâche.Une grille métallique, ou mieux, une plaque horizontale b, percée detrous, et placée vers l’embouchure (fig. G), retient les corps étrangers quiauraient été enlevés avec l’eau. Cette grille repose sur une saillie venue defonte avec le tuyau A', et qui permet de l’enlever au besoin avec facilité.
La bâche B est renflée vers sa base, afin d’obtenir une place nécessairepour former les joints des tuyaux qui établissent la communication avecles pompes foulantes C, par les ouvertures c et d.
Le piston D est à garniture de chanvre, son corps est en fonte et formeune espèce de manchon, séparé par une traverse qui est percée à soncentre pour recevoir le boulon à chape e , qui sert à le relier à la partieinférieure h , de la tringle ou de la bielle qui lui transmet son mouvementalternatif. Ce piston est muni de deux clapets en cuivre j ( fig. 9 et 10),fixés sur lui, à charnière, et portant deux saillies ou nervures au milieude* leur largeur, pour ne s’ouvrir que d’une quantité proportionnelle audiamètre du piston.
Le clapet d’aspiration est de forme circulaire ; sur sa surface de joint,on a préalablement ajusté une rondelle de cuir qui, lorsqu’il se ferme,s’appuie sur la base supérieure de la chapelle E. L’ouverture de cette der-nière est aussi, comme le piston, traversée par une barrette, dans l’œil delaquelle passe la tige de la soupape pour lui servir de guide, et une viroleen fer g, retenue par une goupille à l’extrémité de cette tige, limite lahauteur à laquelle elle peut s’élever.
MM. Mazeline frères, constructeurs de machines, au Havre , établissent