ÉPOQUE DE LA RÉFORMATION
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mais ses lieutenants ramenèrent l’expédition en Europepar le cap de Bonne-Espérance (1519-1522).
Aux découvertes succédèrent les conquêtes. A la têtede quelques soldats (600 fantassins, 16 cavaliers, 14canons, plus 200 Indiens), Fernand Cortez s’empara duMexique. Là vivaient les Aztèques, peuple intelligent etpolicé, qui jouissait d’une curieuse civilisation. Effrayéspar la vue des chevaux et surtout par les détonationsdes armes à feu, les Aztèques furent vaincus. Cortezentra à Mexico et reçut la soumission du roi Monté-zuma. Il dut alors se retourner contre une expéditionespagnole, envoyée par Vélasquez, le gouverneur deCuba, jaloux de ses succès. Il battit cette troupe et l’in-corpora à son armée. De retour à Mexico, il eut à répri-mer une révolte des Aztèques; mais il écrasa leur nouveauroi Guatimozin et finit par soumettre tout le pays. Onappela ces contrées la Nouvelle-Espagne (1519-1521).
La conquête du Pérou fut plus facile encore. Là flo-rissait l’empire des Incas, qui s’appelaient les fils duSoleil et avaient atteint un degré de civilisation avancé.A la tête d’une poignée d’aventuriers, trois cents fantas-sins et une centaine de cavaliers environ, Pizarre etAlmagro s’emparèrent du pays (1532), tuèrent le roi, selivrèrent à toutes sortes d’atrocités et se gorgèrent desdépouilles des vaincus. Puis ils tournèrent leurs armescontre eux-mêmes. Almagro fut exécuté sur l’ordre dePizarre. Mais celui-ci périt à son tour, assassiné parses soldats. Le Pérou devint néanmoins une provinceespagnole'.
§ 5. Résultats des découvertes et des conquêtes. — LesPortugais avaient réussi dans leurs tentatives pourdécouvrir les pays aux épices. Ils eurent tout d’abordle monopole de ce commerce, qui fut pour eux la source
1 L’Espagne établit des vice-rois au Mexique, au Pérou, et,dans la suite, en Nouvelle-Grenade et en Argentine. Un capitainegénéral gouvernait les Antilles.