EPOQUE DK LA RKFORMATIOX
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t fit vendre des indulgences 1 en Allemagne. Le domini-
i cain Tetzel était chargé de ce négoce dans la Saxe. Ile allait de ville en ville, vantantsa marchandise, comme
un charlatan. Ce trafic provoqua des scandales contree lesquels le moine augustin Martin Luther 2 éleva desprotestations. Le 31 octobre 1517, il afficha à la portee de l’église de Wittenberg quatre-vingt-quinze thèsest dans lesquelles il combattait l’abus des indulgences,s Bientôt le réformateur se trouva entraîné plus loin qu’iln’avait prévu. Au début, il ne songeait nullement à rom-s pre avec l’Eglise. Mais, devant la résistance de ses ad-versaires, son audace s’accrut. Après avoir attaqué l’abusdes indulgences, il s’en prit aux indulgences elles-n mêmes, puis à certains dogmes, enfin à l’autorité dus pape.
a Luther excommunié rompt définitivement avec Rome
ii (1520). - A l’origine, Léon X n’avait pas attaché une
e grande importance à ce qui lui paraissait une simple
« querelle de moines ». Cependant il comprit bientôt ledanger que courait l’Eglise. Luther dut comparaître, àis Augsbourg, devant le légat du pape qui le somma de see rétracter: «Je ne vous demande que six lettres, dit-ilit au réformateur : lievoco (je me rétracte) ». Mais celui-ci
ie refusa de se soumettre et en appela « du pape mal
rt informé au pape mieux informé ».
se Cependant la querelle paraissait s’apaiser lorsque leté professeur Jean Eck, un des plus habiles représentants
■ 1 L'Eglise exige du pécheur qu’il se repente, qu’il s’amende et
qu’il fasse pénitence. A ces conditions elle lui pardonne. Ons - oublia peu à peu la repentance pour ne songer qu’à la pénitence.L’abus commença au moment où la pénitence fut remplacée parune peine pécuniaire.
n- 2 xé le 10 novembre 1483 à Eisleben. Son père était un simplen- mineur. 11 étudia à Eisenach et à l’IJniversité d’Erfurt. En 1505, ili entra au couvent des Augustins de cette ville. En 1508, il futnommé professeur à l’Université de Wittenberg. Un voyage qu’ilfit à Rome, en 1511, lui ouvrit les yeux sur certains vices del’Eglise. « Elle dépasse en impiété, dit-il, les Turcs eux-mêmes. »