Kl H) QU K DK LA liKKOUM ATIOX
41
présidait en personne. Là, les protestants remirent undocument rédigé par Mélanchthon, et qui contenait lesprincipes fondamentaux de leurs doctrines. Ce fut laconfession d'Augsbourg. Malgré la fermeté et la modé-ration de ce manifeste, la majorité de la diète se pro-nonça contre les doctrines réformées.
Alors les protestants menacés conclurent la ligue deSmalkalde, dans laquelle entrèrent la plupart des villeset des princes réformés. Cette attitude énergique sauvale protestantisme. Et, comme lesTurcs ravageaient de nouveau laHongrie, Charles-Quint fit des con-cessions et signa la paix religieusede Nuremberg. Une grande arméeimpériale marcha alors contre lesultan, qui battit en retraite.
Les Anabaptistes de Münster. —
Protestants et catholiques durentégalement s’unir pour réprimer leshorreurs qui, sous prétexte deRéforme, désolaient la ville deMünsler en Westphalie. Des insur-gés eu avaient chassé l’évêque etl’avaient livrée au pouvoir desanabaptistes et de leur chef Jean deLcyde. Ceux-ci y exercèrent uneautorité absolue et y commirent toutes sortes d’atrocités.Au bout de six mois cependant, la cité fut reprise parl’évêque et ses alliés ; Jean de Leyde et ses compagnonspérirent dans les supplices (15115).
Costume allemandau XVI e siècle. Jeunebourgeoise de Nurembergen costume de liai.
22. Les pirates de Tunis et d’Alger. Fin des guerresfrançaises. - Charles-Quint avait dû quitter l’Allemagne.L’administration de son vaste empire l’appelait d’unbout de l’Europe à l’autre. Atin de punir les piratesbarbaresques, ' alliés du Sultan, qui infestaient laMéditerranée et désolaient les côtes de l’Espagne el