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En revanche, les cantons de la Suisse primitive, —Uri, Schwytz et Unterwald, — puis Lucerne et Zoug 1 ,restaient fermement attachés à la doctrine catholique.C’était l’antique foi de leurs pères ; ils la considéraientcomme liée à l’idée même de la patrie. L’hostilité descantons primitifs d’un côté, la propagande faite parZwingli de l’autre, amenèrent un conflit. La guerrecivile éclata. Les Zurichois furent battus à Rappel, leIl octobre 1531. Zwingli y perdit la vie ; son cadavrefut outragé par les vainqueurs, puis brûlé ; sescendres,mêlées à celles d’un porc, furent jetées au vent. La dé-faite de Rappel arrêta les progrès de la Réforme dansla Suisse allemande.
La majorité des pays qui forment aujourd'hui laSuisse française était sous la domination de la Savoie.Les Bernois y avaient aussi des possessions. Favorisépar eux, Farel prêchaà Aigle, à Neuchâtel,dans les terres de l’évê-que de Bâle. La Réformefut également intro-duite à Genève. Cetteville embrassa la nou-velle doctrine, secouala domination de sonévêque et celle de laSavoie, puis s’allia avecBerne ( 1535).
Pour protéger Ge-nève et la délivrer desattaques de la noblessevoisine, les Bernois déclarèrent la guerre au duc deSavoie (1536). Sans coup férir, ils s’emparèrent du Paysde Vaud, qui resta en leur pouvoir, du pays de Gexet du Chablais, qu’ils durent plus tard restituer à la
Fig. 17. — Le réformateur Farel.
1 Les cinq cantons , comme on disait : die fitnf Orte.