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Nantes (1598). Les protestants obtenaient la liberté deconscience, la liberté de culte dans les châteaux desseigneurs hauts justiciers ainsi que dans une ville parbailliage, et l’accès aux charges publiques. Connuegarantie de l’exécution de ce traité, les réformés gar-daient plusieurs villes fortes, nommées places de sûreté.L’Edit de Nantes mettait fin aux guerres de religion.
La Paix en Europe. — La même année, la paix avecl'Espagne fut conclue à Vervins, sur les bases du traitéde Cûteau-Cambrésis.
L’avènement de Henri IV et le succès de ses armesarrêtèrent les effets politiques de la Çontre-Réformedans l’Europe centrale. Le duc de Savoie avait recou-vré, en 1559, les Etats que lui avait enlevés François 1 er .Il réclama aussi les territoires que lui avaient arrachésles Bernois. Ceux-ci durent céder et rendre le Ghablaiset le pays de Gex (1504). Moyennant ce sacrifice, ilsconservèrent le Pays de Vaud. En 1601, la possessionde cette contrée leur fut confirmée par le traité deLyon. Ce traité consacrait définitivement l’indépen-dance de Genève. Par contre, la Savoie cédait la Bresseet le Bugey à la France ; celle-ci s’étendait ainsi jusqu’auJura.
§ 34. Le règne de Henri IV. Réorganisation des finances.Progrès de l’agriculture et de l’industrie. — Une foismaître de son royaume, Henri IV songea à l’organiser età réparer les maux de la guerre. Son ministre Sullyl’aida dans cette tâche. Les finances étaient dans un étatdéplorable, la dette publique était de 345 millions.(1300 en monnaie d’aujourd’hui) ; des 170 millions deredevances, 30 seulement rentraient au trésor; du hauten bas de l’échelle les fonctionnaires volaient. Sullyrétablit l’ordre dans les finances. Il créa des voies decommunication, fit des travaux publics importantset encouragea l’agriculture. « Labourage et pâturage,disait-il, sont les deux mamelles de la France.» Henri IV,
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