ÉPOQUE DE LA RÉEORMATION
67
in- secrètement attachés au catholicisme. D’autres, trouvantla religion officielle trop formaliste, adoptèrent le
— calvinisme, qui avait pénétré en Ecosse et faisait en An-Ire gleterre de nombreux prosélytes. Ceux-ci prirent lede nom de puritains.
io- L’Ecosse protestante. — Le royaume d’Ecosse resta ca-ha tholique sous le règne de Jacques Stuart. Mais après sade mort (1542), la Réforme y fit de grands progrès pendantîe. la minorité de sa fille unique et héritière, Marie Stuart.ar- Jean Knox, disciple de Calvin, fut un zélé prédicateurud des doctrines nouvelles, et bientôt celles-ci triomphè-rent. L’Eglise écossaise adopta les dogmes fondamen->lit taux du calvinisme et devint l’Eglise presbytérienne,ce Marie Stuart en Ecosse (1561). Ses fautes et ses mal-îge heurs. — Marie Stuart, nièce des Guises, avait épouséon le roi de France, François II. Mais elle devint veuve auns. bout de quelques mois et rentra en Ecosse. Cette prin-Le cesse était célèbre par sa beauté, sa bonne grâce et lane, noblesse de son caractère; mais elle était plus françaisele- qu’écossaise de ton et de manières ; elle blessa ses sujets8). austères et rudes par sa frivolité, la légèreté de sesmœurs, son amour pour les plaisirs et surtout par son
— attachement au catholicisme.
,ne Marie Stuart épousa d’abord son cousin Darnley ;®1- cet homme cachait sous des dehors séduisants unelu_ âme vile et des instincts grossiers. Marie se brouilla bien-de tôt avec lui et donna sa confiance à un musicien italien,de Riccio, que Darnley fit tuer à coups d’épée, sous les)n ‘ yeux mêmes de la reine. Peu de temps après, Darnleyînt périt aussi de mort violente : on l’étrangla et l’on fit' ne sauter sa maison. Le comte Bothwell, le nouveau favoriier deMarie, étaitaccuséd’être l’auteur de ce meurtre. L’opi-tre nion publique fut vivement irritée lorsque, quelquesmois après la mort de Darnley, la souveraine épousaest Rothwell. Les Ecossais se soulevèrent, les troupes deen Marie furent battues, et elle fut obligée de se réfugiersnt en Angleterre auprès d’Elisabeth.