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histoire générale
renoncer à la couronne au profit de Stanislas Lesc-zinski, le poursuivit jusque dans ses Etats héréditaireset l’obligea enfin à la paix'(ITOU).
Pierre le Grand bâtit Saint-Pétersbourg et écrase lesSuédois à Poltava (1709).— Mais, tandis que Charles XIIguerroyait en Pologne, Pierre le Grand avait réparé ledésastre de Narva, réorganisé son armée, bâti des for-teresses, fondu des canons, formé un excellent corpsd’officiers. Afin d’ouvrir, commeil disait, unefenêtreà samaison, il s’était établi sur les bords de la Baltique etil avait fondé, sur un territoire enlevé aux Suédois, àl’embouchure de la Néva, la ville de Saint-Pétersbourg.Charles XII comprit alors la gravité de la situation. 11accourut à marches forcées et pénétra en Russie ; maisle terrible hiver russe décima ses troupes, et Pierre leGrand, avec des forces bien supérieures, le vainquitdans la bataille de Poltava (1709). C’en était fait de laprépondérance suédoise. Charles se réfugia sur le terri-toire turc, suivi seulement de quelques troupes, deuxmille hommes environ. Le reste de son armée dut serendre 1 2 .
Charles XII chez les Turcs. — Les Turcs reçurentCharles XII avec distinction et lui offrirent une royalehospitalité dans le camp de Bender. Bientôt même, lesultan se laissa persuader de déclarer la guerre à laRussie. L’armée russe, cernée sur les bords du Prouth,se trouvait dans une situation désespérée ; mais l’impé-ratrice Catherine réussit à corrompre le grand vizir, etla Turquie conclut la paix (1711). Furieux, Charles XIIrefusa de quitter Bender. Puis soudain, à la nouvelledes succès de ses ennemis, il partit à la hâte, traversa
1 Paix d’Altranstàdt.
2 « Maintenant, écrivait Pierre, avec l’aide de Dieu, Pétersbourgest fondé.» — «Je sais bien, avait-il dit après Narva, que lesSuédois nous battront longtemps, mais à la fin ils nous appren-dront eux-mêmes à les vaincre. » Et le soir de Poltava, il but à lasanté des officiers suédois «ses maîtres dans l’art delà guerre».