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HISTOIRE GÉNÉRALE
porter l’énorme perruque 1 ; le pourpoint fut remplacépar l'habit. Le costume se simplifia au XVIII mc siècle. Lalourde perruque disparut et fut remplacée par une per-ruque plus petite et plus commode. Le chapeau se por-tait le plus souvent à la main ou sous le bras. Gentils-hommes et bourgeois gardèrent l’épée au côté ; auXVIII me siècle apparaît la longue canne.
La robe féminine a varié de dimensions et de formes 2 .Au XVI me siècle, toute élégante portait la vertugade, ap-pelée dans la suite vertugadin, immense crinoline 3 quiresta longtemps une partie indispensable du costumeféminin. Délaissée parfois, elle reparut toujours victo-rieuse, même au XVlII mc siècle. Au X VII me siècle, elle futremplacée par le manteau, qui se terminait, à l’époquede Louis XIV, par une longue traîne 1 . Lorsqu’elles sor-taient, les élégantes se couvraient la figure d’un loup.Pour rehausser l’éclat de leur teint, elles se collaient desmouches sur le visage. L’usage des parfums, de la poudre,des fards était très répandu. Par contre, les soins del’hygiène et de la propreté laissaient à désirer chez lesdeux sexes.
Au moment de la guerre d’Amérique, Paris admiraFranklin et la sobriété de son costume, sa redingote,son pantalon, ses gros souliers. La simplicité devint àla mode, mais pour peu de temps. Par contre, à la veilleet au début de la Révolution, le costume féminin sepermit toutes sortes d’extravagances.
> Voir fig. 29 et 30. — 2 Comparer flg. 16, 21 etjil. —flg. 21. — 1 Voir fig. SI.
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