LA RÉVOLUTION
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une éclatante victoire qui lui livra toute la Lombardie.En Allemagne, Moreau s’illustrait dans la journée deHohenlindcn (3 décembre 1800), et pénétrait jusqu’à Linz.
Paix de Lunéville et d’Amiens. — L’Autriche effrayéesigna la paix de Lunéville. L’Empereur reconnaissait àla France la possession de la rive gauche du Rhin ; le,gprinces allemands lésés devaient être indemnisés sur larive droite ; le traité consacrait l’existencedes Républiques cisalpine, ligurienne,batave, helvétique (1801).
Par contre, le pape rentra en possessionde ses Etats, et la République parthéno-péenne fut supprimée.
L’Angleterre restait seule en armes; maisla prolongation des hostilités lassait lepeuple anglais. D’autre part, la France de-venait menaçante. Bonaparte rassemblaitdes troupes à Boulogne-sur-Mer. Enfin,pour résister à l’ambition britannique, leDanemark, la Prusse, la Russie avaientconclu la ligue armée des neutres. En Egypte,
Kléber avait été assassiné par un fanatique,et l’armée était réduite à un état de détresseextrême. Les troupes françaises (24000 h.)durent être rapatriées sur des vaisseaux anglais. La paixd’Amiens terminales hostilités (mars 1802). L’Angleterrerendait à la France ce qu’elle lui avait enlevé durantcette guerre ; elle promettait de restituer Malte auxchevaliers de Saint-Jean.
§ 148. Politique extérieure de Bonaparte. Les Etatsvassaux. Rupture définitive avec l’Angleterre. — Lapaix d’Amiens ne devait pas être de longue durée. Lapresse et l’opinion publique de la Grande-Bretagne lacritiquaient violemment, et William Pilt, qui s’y étaitopposé, voyait sa popularité s’accroître 1 . La Russie se
1 William Pilt, le jeune. Voir page 153, William Pitt, l’ancien.
Fig. 5.3. -Costume en1803.