LA RÉVOLUTION
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laumb II, le gouvernement se montra peu énergique etmédiocrement progressiste. Les finances périclitèrent,l’armée fut négligée, el la Prusse s’achemina peu à peuvers la catastrophe de I80ti.
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CHAPITRE VI
L’Empire français.
§ 121 La France sous l’Empire. — Napoléon prétendaitconcilier les principes de la Révolution avec les formesde l’ancienne monarchie L II organisa une cour bril-lante, avec dix-huit dignitaires supérieurs, les maré-cliaux de l'Empire. Il créa une nouvelle noblesse etrétablit les titres de duc, prince, comte, baron-; il ins-titua des majorats, c’est-à-dire des domaines inaliéna-bles, transmis d’aîné en aîné. Cette noblesse étaithéréditaire, mais n’était point fermée : on pouvait yentrer de par la volonté de l’Empereur, lequel la confé-rait à ceux qui rendaient des services à l’Etat.
L’organisation de la France restait sensiblement lamême que sous le Consulat. Le Sénat et le Corps légis-latif subsistèrent, mais, plus encore qu’auparavant,devinrent des instruments dociles entre les mains del’Empereur. Le Tribunat fut supprimé en 1807.
L’œuvre de réorganisation intérieure, commencéesous le Consulat, fut continuée et achevée. Dans tousles domaines, Napoléon prouva son talent d’administra-teur et son besoin d’ordre et de régularité. Si bien queles institutions qu’il a données à la France ont subsistéen grande partie jusqu’à nos jours. En 1811, la codi-
* « La Révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée,elle est finie. »
2 En 1800. Seul le titre de marquis fut supprimé. Molière l’avaitrendu ridicule.