LA RÉVOLUTION
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Les lettres, les sciences, les arts. — Napoléon favorisaaussi les lettres, les sciences et les arts. Mais ici encore,son tempérament (l’autocrate l’empêcha de comprendreque l’esprit humain doit s’épanouir librement pour por-ter ses fruits. L’Empereur persécuta les deux plus grandsgénies littéraires de son époque, M me de Staël et Cha-teaubriand. Les auteurs aux-quels il prodigua les encoura-gements officiels, Fontanes, De-mie, Lebrun, n’ont produit quedes œuvres de second ordre 1 .
Les sciences jetèrent un viféclat à cette époque ; mais laplupart des savants célèbres, —les mathématiciens et astrono-mes Lagrange, Laplace, Monge,
Lalande, — les physiciens Gay-Lussac, Arago — le chimisteBerlhollet, — les naturalistesCuvier, Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire, — le botaniste Jussieu,
— s’étaient développés à la findu X VIII me siècle.
En architecture et en sculp-ture, on continua à imiter les Grecs et les Romains; lesstatues et les monuments de cette époque n’ont pas decaractère vraiment original. Le peintre le plus célèbre,David, traita surtout des sujets antiques, et ses émules,Gérard, Gros, furent essentiellement des peintres debatailles. Greuze excella dans le portrait.
Fig. r>6. — Officier supérieursous l’Empire.
§ 122. Guerre contre la troisième coalition (1805). —L’ambition de Napoléon menaçait l’équilibre européen.11 transformait l’ancienne République cisalpine enroyaume d’Italie et s’en faisait donner la couronne. Il
* « J’ai pour moi, disait-il, la petite littérature, contre moi lagrande.»