LA REVOLUTION
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vrai, repoussé à Aspern etEssling et il ne put franchir leDanube ; mais il prit sa revanche six semaines plustard, écrasa l’armée autrichienne dans la meurtrièrebataille de Wagram (juillet 1809) et l’obligea à s’enfuiren Moravie.
L’Autriche anéantie signa le traité de Vienne. Ellecédait à la France les provinces illyriennes (Istrie, Dal-inatie, territoires au sud de la Save). Elle perdait d’au-tres territoires au profit de la Bavière, de la Russie, dugrand-duché de Varsovie.
§127. Apogée de l’Empire français. — Napoléon sem-blait à cette époque le maître de l’Europe. 11 avaitdivorcé avec Joséphine Beauharnais, et il épousa Marie-Louise d’Au friche,fille de FrançoisI er (avril 1810). Lanaissance d’unfils, appelé roi deRome (1811), vintmettre le combleà ses vœux et pa-rut assurer l’ave-nir de sa dynastie.
L’Empire fran-çais avait pris undéveloppement
extraordinaire.
Après l’annexionde la Hollande 1 ,du Hanovre, desvilles hanséatiques, du Valais, il comptait cent trentedépartements et s’étendait de Lubeck jusqu’à Terra-cine, aux portes de Naples. Il était entouré d’uneceinture d’Etats vassaux : l’Italie, dont Napoléon était
' Louis Bonaparte, ne voulant pas appliquer le blocus continen-tal, qui ruinait ses sujets, avait abdiqué et s’était enfui.
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Fig. 60. — Napoléon passant la revuede sa garde.