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HISTOIRU GKNERALK
et empêcher toute réforme du Pacte fédéral. A peuprès en même temps, les Jésuites étaient rappelés parle gouvernement de Lucerne (1844).
Les cantons progressistes, après avoir épuisé lesmoyens de conciliation, déclarèrent la guerre au Son-derbund. Celui-ci, vaincu à Gislikon (novembre 1847)par l’armée du général Dufour, dut se dissoudre.
La paix fut rétablie et la Suisse se donna la Constitu-tion de 1848. Elle devint par là un Etat fédératif, alorsqu’elle était auparavant une Confédération d’Etats. Uneautorité centrale fut instituée, composée de l ’Assembléefédérale (Conseil national et Conseil des Etats), pou-voir législatif, et du Conseil fédéral, pouvoir exécutif.— La principauté de Neuchâtel, qui dépendait du roide Prusse, secoua sa domination et devint tout à faitsuisse (1 er mars 1848).
§ 152. La Révolution de février à Paris. — L’opposi-tion de Guizot à toutes les réformes provoqua la troi-sième Révolution française. Dans plusieurs villes dupays s’étaient organisés des banquets réformistes, oùl’on devait signer une pétition en masse en faveur de laRéforme électorale. Les orateurs blâmèrent, en termesparfois très vifs, la politique du ministère. A Paris, legouvernement interdit le banquet ainsi que le cortègepacifique qui devait le précéder, et prit des mesuresmilitaires. Mais la capitale se souleva (22-23 février 1848)et se couvrit de barricades. Le roi effrayé renvoya Gui-zot : la Révolution semblait terminée 1 . Mais, durant lasoirée du 23 février, des bandes populaires qui parcou-raient les rues en chantant se trouvèrent en présencede la troupe. Une salve de coups de fusil partit inopiné-ment des rangs, tua une vingtaine de personnes et enblessa un beaucoup plus grand nombre. Ce fut lesignal d’une nouvelle Révolution. Les barricades repa-
1 « C’est, une émeute qu’il faut laisser mourir d’elle-même, » disaitle préfet de police.