316
HISTOIRE GÉNÉRALE
Le romantisme eut aussi ses adeptes en Italie ; maisià, les romantiques furent en même temps d’ardentspatriotes, qui célébrèrent la gloire de leur pays et tra-vaillèrent à la grande œuvre de l’unité nationale. Dece nombre sont Leopardï, Silvio Pellico, Manzoni.
L’école réaliste. — Le romantisme a jeté un vif éclatjusque vers 1850. Mais son étoile a pâli. L’école réaliste,née vers 1848, a combattu les romantiques aussi vio-lemment que ces derniers avaient combattu les classi-ques. Elle les attaque, elle aussi, au nom de la vérité.Elle raille leur prétendue couleur locale et leur soi-disant exactitude historique. Les auteurs réalistes étu-dient leur entourage immédiat et prétendent mettredans leurs livres des tranches de la vie de tous les jours.Ils appliquent à l’étude de l’homme les procédés de lascience. Les romanciers naturalistes ont poussé le réa-lisme jusqu’à ses dernières limites. Zola, Flaubert,Alphonse Daudet, Maupassant en sont les plus remar-quables représentants français. Il faut citer aussi, enAllemagne, Gerhard Hauptmann; en Russie Gogol,Tourgueneff, Dostoïewski, Tolstoï.
Les éclectiques. — Les anciens cadres et les anciennesclassifications ne peuvent plus s’appliquer aux écrivainscontemporains ; la littérature devient de plus en pluséclectique et cosmopolite. Chacun suit sa voie sans cher-cher à faire école. Les auteurs les plus remarquablessont traduits en toutes les langues : leur réputation etleur influence dépassent de beaucoup les limites deleur pays. De ce nombre sont le Russe Tolstoï , le DanoisŒhlenschlàger, les Norvégiens Ibsen et Bjœrnson, lePolonais Sienkiewicz, l’ironiste américain Mark Twain.
§ 203. Les sciences. — La marche rapide de la scienceau XIX n,e siècle tient du prodige. Les découvertes sesont multipliées dans tous les domaines. Mais la physiquesurtout et spécialement l’électricité ont révélé à l’hommeun monde nouveau : on a ainsi découvert l’analyse