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Tome premier.
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taîfon qui prolongeoit alors les ombres, les met le foirdans la même difpofition.

Je fouhaiterois, Meilleurs, en dire davantage. Lacliofe eft poffible , mais elle eft au-deffus de mes forces.Je vous fupplie de vous contenter de ce foible eflai : toutimparfait qu’il eft, recevez-le comme un témoignage demon zèle & de mon attachement à remplir les devoird’Académicien.

Je n’ai point voulu traiter de la perfpedive aerienne,qui paroit cependant dépendante de mon fujet. Pour vousfaire connoître la gradation & les effets des lumières &des ombres fur les corps, il eût fallu entrer dans desdifculfions de perfpedive pratique, donner des démonf-trations, les accompagner de figures, & je n’ai pointenvie de mettre la main dans la moiffon d’autrui. Vousavez dans votre Compagnie un Profeffeur intelligent (1)& exercé, qui ne laifïe rien ignorer de cette fcience àvos Etudians. Je les exhorte de recourir à lui, de prê-ter une oreille attentive à fes utiles leçons, & de fe reffou-venir qu’un Peintre qui fait la perfpedive & qui la pra-tique , efl autant au-deffus de celui qui l’ignore, qu’unprofond Deflinateur eft fupérieur à un miférable Artifle ,qui n’auroit que des notions fort imparfaites du deffin.

Ce que je viens de vous lire , Meilleurs, n’efl que leprélude des engagemens que Bourdon avoit contradés avecvous : il vous avoit promis de parcourir toutes les par-ties de la peinture, & à en juger par cet effai, il eflaifé de voir que , fi trop de vivacité dans l’imagina-tion ne lui eût peut-être pas permis d’approfondir af-

(1) M, Mignon.