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que] certains fragmens apocriphes ne méritent lesneurs d’une chaffe.
Les croquis qui approchent de ce qu’on nommeétude , efquijfe , penfée achevée , méritent d’être con-fervés , parce qu’on y peut démêler fenfiblement lamarche de l’efprit des artiftes & l’empreinte du ta-lent /naturel.
On ne- trouve pas fans doute le même mérite dansles brouillons des Poètes, auffi eft-il rare qu’ils ob-tiennent la vénération des littérateurs ; c’eft quel’écriture étant familière à tout le monde , il fetrouve trop de facilité à tracer des idées informes d’unpoème , ou d’un -ouvrage qu’on ne feroit jamais enétat d’exécuter/, au lieu que pour défigner les formes•des objets, ou une compofldon quelconque, il fautnéceffairement avoir pratiqué un art qui n’eft exercéque par un petit nombre & n’eft pas à la portée desautres. D’ailleurs un croquis de compofldon , parexemple, rend l'eniible aux regards , & prefque aupremier coup d’œil , l’idée de toute une compofi-tion , tandis- que le brouillon qui contiendroit la pre-mière penfée d’un Poème , eft fouvent difficile à dé-chiffrer & n’eft jamais un garant auffi valable del’exécution de l’ouvrage que le croquis du Peintre.
On appelle donc brouillon en littérature, à peuprès ce qu’on nomme croquis en peinture.
Ilefquijfe , comme je le dirai, a un feus un peu,plus étendu ; elle, équivaudroit, pour fuivre le rap-prochement , à ce qu’on entend par un plan détaillé.Auffi le mot efquijfe a-t-il lieu au figuré dans le lan-gage de tous les Arts libéraux.
On dit Pefquife d’une tragédie, d’un Poème, d’ua