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Tome troisième.
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MOS ^9^

tes anciens ont inventé la mofiïique\ mais ils ontnégligé de la porter à la perfe&ion, &, ce qui eftencore plus déplorable , de l’appliquer à des ufagesallez imporrans. Il ne paroit pas qu’on l’ait jamaisemployée à copier les ouvrages des grands peintres,dont les noms & la réputation font feuls parvenus juf-qu’à nous. La plus grande utilité que nous ayons re-tirée de ce qui nous refile de la mofa'ique antique, aété d’en ccnnoltre les procédés, & de pouvoir laconfacrer à un meilleur emploi.

Mais qui , en apprenant que nous nous Tommes misfur la voie des avantages d’ùne fi belle invention , necroira pas qu’on doit trouver cette branche de lapeinture foigneufement cukivée partout où les artsfleurilfent ? & cependant, quoiqu’en différentes partiesde l’Europe , il fe foit élevé de brillantes écoles dapeinture, Rome feule cultive la mofa'ique & la con-facre à Ton plus bel ufdge. Le defïr d’embellir le plus^uperbe des édifices où les chrétiens exercent leurculte, a fait concevoir &: exécuter le projet d’y rendreles peintures autant & même plus durables que le fo-liée monument qui les renferme. Mais, il en fautconvenir, les Romains ont eu moins en vue les in-térêts de l’art en lui-même , que ceux de l’édifice qu’ilsfè plaifoient à décorer, & l’ami des arts voit avecdouleur que le feul moyen de réparer le défaut tropfenfiblc de la peinture, fa courte durée, eft connudepuis long-temps, & eft partout négligé.

Plus l’art de la peinture s’éloignera de la perfec-tion qu’il atteignit dans des fiècles fameux par laréunion des plus grands artiftes , & plus on reconnoltradouloureusement les funeftes impreflions du temps*