avec la différence que celles de la mofaïqut offrent 1®fiftême du coloris , joint au fiftême de la compo-sition que confervent les eftampes, & au caraélèragénéral du deffin qu’elles ne confervent pas auflïtelîgieufement.
Dailleurs fi l’on envifageoit une fois la mofaïqutfous cet utile point de vue, lesartiftes jaloux de leurréputation dirigeroient eux-mêmes avec foin les partiesles plus elfentielles des ouvrages qu’on fait en cegenre d’après leurs tableaux ; peut-être feroient - ilsencore plus, & y mettroient - ils eux-mémes la main tfur-tout pour affurer la jufleffe du trait & de l’ex-prefTion. J C’eff ainfi qu’ils ne dédaignent pas de cor-riger les copies deflinées ou peintes que l’on fait d’a-près eux , de conduire les graveurs qui travaillentd’après leurs tableaux , & de faire fur les épreuves quotes artiftes font tirer de leurs planches ébauchées jdes retouches qui les guident dans la fuite de leurstravaux. in:
D’habiles peintres vivans pourroient fendre ce bonoffice à la mémoire des grands maîtres qui ne fontplus, & dont des tableaux déjà dégradés menacencd’une prochaine & entière ruine. Il eft., tempsd’apporter ce remède, déjà, pardif, à l’entière deftruc-ùon de tant de chefs-dîœuvre. Mais le zèle de quel-ques particuliers feroit impuiffant à l’adminiftrer ;^ faut l’attendre de quelque prince ami des arts, eude quelque miniffre curieux d’éternifer la gloire qu’ilsprocurent aux nations qui,les ont vu fleurir dans leurfem. Ce projet létoit digne de Colbert, 8c l’on peue«toire qu’il l’auroic adopté s’il en avoit costnu l’im-portance.