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Le cabinet du rot de France renfetme des chefs»'d’oeuvre nombreux des plus grands maîtres de l’Italie :les palais, les temples confervent les pltis beaux ta»bleaux des plus célèbres maîtres français : tant detrélors font-ils condamnés à périr bientôt , lorfqu’onpoflede le moyen de leur procurer une durée înalté»table, & de faire connoître leurs talens & leur génieà la poftérité la plus reculée?
Il faudroit qu’une fabrique, ou -peut-être mêmeune académie fût confacrée à cèt objet'. Pourquoi tantde jeunes gens qu’eux-mêmes, ou leurs parens, dédi-rent à la peinture, mais que la nature plus puiflanteëeftine à n’y avoir jamais que des fuctès médiocres,ne fe confacreroienr-ils pas.tà i/nraorrslifer ies chefs-d’œuvre des grands maîtres quand ils auroient enfinreconnu qu’eux-mêmes ne font pas nés pour en pro-duire ? pourquoi rte cherchetoient-ils pas à immorta-Jifer leurs noms en les plaçant à côté des aridesimmortels. Pourquoi dédaigneroient-ils la gloire d’ap»prendre à la poftérité que leurs talens lui ont con-fervé les talens des Raphaèls, des Ticiens, des Pouf»fins, des le Sueurs’ on voit tous les jours des élève*qui s*étoient deftinés d’abord à la peinture, fe son»làcrer enfuite à répandre par la gravure la gloire de»grands maître» ; pourquoi n’en vectoit-on pas fe con*làcrer de même à la mofaïqut ?
Nous avons des manufaélufes dont l’objet efl de re»produire en tapifferies les travaux des habiles peintres!mais les couleurs des tapifîeries s’altèrent: prompte-ment -, les tapifferies elles-mêmes feront peut-être de»truites par les vers, avant que le .temps ait anéanti lestableaux qui leur ont fervi de modèles : on confié