ET STRATEGIQUE. î
Mais il ne suffit pas de suivre des principes de nom, outrop légèrement adoptés. * II faut que ces principes soient d’uneévidence incontestable , & l’on doit par conséquent se bien gar-der d’en admettre d’illusoires ou arbitraires, & même d’équi-voques ou mal digérés. Que de gens qui se meublent la te ted’idées très-fausses, & reçoivent des erreurs comme des vérités !
Puisque j’ écris pour un ami qui poffede les sciences exaêlesaussi bien qu’ aucun militaire, je ne ferai aucune difficulté deme servir de cet instrument lorsque les matières T exigeront.Vous jugez bien que ce n* est pas pour étaler un peu de géo-métrie à vos yeux, mais c’ est que réellement on ne peut riendémontrer, rien statuer, pas même parvenir à un certain degréde clarté &: de précision, sans le secours de cette science.
Rien d’hypothétique dans ces réflexions. Si vous croyez yentrevoir un certain air de fystème ., faites-y bien attention,vous verrez que ce n’ est que l’ordre naturel & P enchaînementdes idées. En un mot, je n’ai pas imaginé un système étayésur des fonde mens arbitraires, pour y accommoder ensuite lesobservations & les faits par une analogie forcee ; mais des faits& des observations émane le íysteme, fondé fur des principessusceptibles de démonstration géométrique. Si ce que je vousprésente n’est que légèrement ébauché, il peut vous exciter aumoins à produire quelque chose de plus parfait. Un petit des-sein mal crayonné a quelquefois fait naître T idée d’un grandtableau.
* On peut appliquer à notre se tromper. Voilâ pourquoi une fautesu]et ce qu un Auteur politique dit qui a été faite se fait encore, & Jefer un autre. On ne sait point se mé- sait longtems. Elle devient maxime »fi er de ses lumières 3 & pareequ on a & lis préjugés gouvernent.
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C0 mmandé
on n imagine pas pouvoir.