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Pensées sur la tactique et la stratégique ou vrais principes de la science militaire / par de Silva
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ET STRATEGIQUE. z-;

leurs subsistances. Mais de quelque côté quelennemi avance enSilésie, je tâcherai, pourvu que jaye seulement un peu plus dela moitié du monde quil a, de V attirer dans la plaine , parceque je puis faire usage de mes manoeuvres, & que partoutje puis manoeuvrer je fuis sûr de le battre , malgré la supérioritédu nombre. Je me servirai alors utilement de mon ordre obli-que , moyennant le quel, si je fuis repoussé , je ne puis ja-mais être totalement battu, & si je réussis, je peux égalementdétruire mon ennemi.. Les Autrichiens ont coutume de fairebeaucoup de gros détachemens. Nos Généraux doivent se pro-poser de les ruiner lun après 1 autre , y marcher par consé-quent en force, & les écraser.. Lennemi battu ainsi en détailsera réduit à la défensive, à force de circonspection il se tien-d s a rassemblé, & nous fournira les occasions d entreprendreay ec succès fur la grande armée. Nous pourrons 1 attaquer enMarche , profiter de fes décampemens ,. engager des affairesd'arrière-garde, ou tomber fur une de ses ailes. Mais pourcela il faut 1attirer, je le répete , hors de fes postes avanta-geux , de fes pays coupés ou fourrés, de ses marécages , defes forêts, de fes montagnes. Je fais que les troupes Autri-chiennes se sont beaucoup perfectionnées depuis la dernièreguerre ; que leur artillerie est formidable > qu elles serontP r eíquinvincibles dans les affaires, de poste. II faut donc tâ-cher de leur ôter , le plus qu on peut, ces avantages de leurv stème , & que nos troupes ist ayent pas à combattre le ter-r ein A 1' artillerie , mais seulement dautres troupes qui, nétantpomt rompues & stylées aux grands mouvemens, ne pourrontjamais leur tenir tête toutes les fois qu il s agira de manœuvrer.

On ne voudra certainement pas me contester, que le dis-cours q Ue j e y - ens d e faire tenir au Roi de Prusse, ne soitondé sur l es ptineipes de ses dispositions & de fa tactique,çy íur les faits de la guerre qu il a soutenue contre cette grandeígue qui íemblait devoir 1 accabler. On conviendra auísi íànspeine que les ennemis n ont jamais bien connu ion plan, ÔCce ° nt . P as . Cornier leurs projets de campagne en consépuen-e , ni combmer leurs différentes opérations pour concourir auj ut général, supposé qu il y en eût un. Quoiqu il en íoit,a Oour de Vienne devait s apercevoir que les plaines de

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