d’Architecture. 347cuti on , ne peuvent d’ailleurs être imités par nossuccesseurs, fans blesser la convenance & le rai-sonnement de l’Art.
Qu’est-ce encore que ces grandes figures colossa-les , qui se voient au gros pavillon cie Tintérieurde la cour du même balais ? elles font les chefs-cTceuvre de Desjardin , fans doute : mais l’ordon-nance de TArchitecture, n’a-r-elle rien perdu à cetteapplication ? La grandeur de l une , n’est-elle pasdétruite par celle de l’autre ? Leurs pénétrations,provenant de celle des colonnes de dessous , neprésentent-eîies pas des exemples dangereux à imi-ter , & plutôt le désordre de Timagination de l’Ar-tiste, qu’uneproduction sage, mesurée, réfléchie,capable d’annoncer à la postérité ce que peut pro-duire cet Art divin, quand l’Architecte lait n’ap-peler à lui le ministère de la Sculpture , que pourla plus grande perfection de l'on Art.
Qu’est - ce enfin que veulent dire les cariatidesdu frontispice du Bureau des Marchands Drapiersà Paris, plus sortes de beaucoup que Tordre Ioni-que , qui cependant leur a assigné leur hauteur;mais qui, à Texemple de celles de la Salle desAntiques du Louvre , sont montées fur les basesde Tordre, & dont les têtes soutiennent le cha-piteau du même ordre ? Elles ne présentent toutau plus qu’un ordonnance pittoresque , qui neconvient ni à la décoration des dehors, ni à T Ar-chitecture proprement dite , & qui ne devroitmême être autorisée dans la Peinture , que lori-qu’il sagit d’y repr Tenter quelques traits histo-riques concernant les Peuples qui ont donné occa-sion à ces sortes d’ornements. Je crois savoir ditailleurs , souvent la séduction de Tart prévaut