Les Algues. Talassiophytes. 4°7
phytes. Plusieurs portent, indépendamment de leurs con-ceptacles, des ampoules ( anipullce ) , espèce de lacunesgonflées d’air, qui diminuent la pesanteur spécifique dela fronde et l’aident à surnager. Des filamens entre-lacés , contenus dans ces vessies natatoires , filamens quisont sans doute les débris d’un tissu cellulaire intérieur,furent , pour le célèbre professeur d’Upsal, les supportsdu pollen.
Les temps actuels ont vu naître une troisième opinion,dernière ressource des botanistes, qui soutiennent qu’iln’y a pas de germes nouveaux sans fécondation, et quiconviennent néanmoins de l’absence des organes sexuelsdans les Varecs. La matière mucilagineuse où nagentles séminules, est, suivant eux , une véritable liqueurspermatique , en sorte que l’imprégnation est immédiate.C’est à-peu-près de cette manière, au rapport de quel-ques zoologistes , que les fœtus des Huîtres et des Moulessont fécondés. Il faut convenir que s’il est impossiblede démontrer la fausseté de cette opinion , il ne l’estpas moins de citer un seul fait qui la rende probable ;d’où il suit quelle rentre dans cette foule d’hypotlièsesqui n’ajoutent rien à nos connaissances positives.
Les Tlialassiophytes d’un vert d’herbe , et sur-tout lesespèces du genre Ulve, exposées sous l’eau, à la lu-mière du soleil, dégagent beaucoup de gaz oxigène,de même que les parties herbacées des plantes phéno-games.
On retire des Yarecs une grande quantité de matièrevégéto-animale, et ce sont jusqu’à présent les seulsêtres dans lesquels on ait trouvé de l’iode, substanceque l’on croit simple. Comme il répugne à la raisond’admettre que la force de la végétation crée l’iode, onne doute pas qu’il ne vienne de l’extérieur; cependantMM. Davy et Gaultier de Claubry n’ont pu le découvrir