4o8 Plantes agames et cryptogames.dans les eaux de la mer, et aucune analyse ne prouvequ’il existe dans le sol sur lesquels les Yarecs sont at-tachés. L’origine de l’iode est donc encore ignorée.
Plusieurs Thalassiophytes se couvrent d’une sub-stance analogue au sucre cristallisé de la manne.
Les Algues d’eau douce, connues en général sous lenom de Conferves, présentent des phénomènes nonmoins intéressans que les Thalassiophytes. Elles sontquelquefois fixées au sol par un empâtement radicalmais le. plus souvent elles sont libres et nagent au grédes eaux. Elles forment des filameris très-déliés, dont lastructure ne peut être étudiée qu’avec le secours du mi-croscope : par le moyen de cet instrument, on reconnaîtque chaque filet est creux et membraneux ; qu’il esttout d’une venue ou qu’il se ramifie, et que sa cavitéest continue ou partagée de distance en distance , pardes cloisons transversales. Quelques Algues marines ontune semblable structure,- les Conferves se multiplienttoutes par le développement indéfini et la séparation deleurs parties , et beaucoup ont, en outre , des séminulesrenfermées dans les filets mêmes , ou dans des concepta-cles particuliers.
Les Conferves hydrodictyes semblent être privées dece dernier moyen de reproduction. Ces végétaux, quinaissent dans les eaux douces, de même que ceux dontje parlerai tout-à-l’heure, sont des sacs alongés forméspar des réseaux à mailles pentagones. Au bout d’un cer-tain temps , les cinq filamens qui composent chaquepentagone, se détachent les uns des autres , se renflent,se dilatent, et présentent aux regards de l’observateur,cinq sacs réticulés , tout semblables à celui dont ils fai-saient partie. Ces nouveaux sacs, à leur tour, se multi-plient par la séparation et le développement des fila-