Band 
Première partie.
Seite
416
JPEG-Download
 

4i6 Plantes a cames et cryptogames.

Les Botanistes de lantiquité, frappés de ces différences ,crurent que les Champignons étaient engendrés sponta-nément par la fermentation et la putréfaction. Ils ad-mettaient sans répugnance que des êtres organises pou-vaient se former par apposition de molécules, à la ma-nière des corps bruts, et cette doctrine prévalut dansun temps les principes fondamentaux de la Physio-logie animale et végétale étaient totalement ignorés.Boccone lappliquait non-seulement aux Champignons ,mais encore à beaucoup de plantes aquatiques ; et deuxhommes à jamais célèbres dans la science, Tournefortet Dillen , ne rejetèrent pas ces idées. Charles de lEcluse ,leur prédécesseur, avait mieux apprécié la marche de laNature dans la propagation de ces corps organisés : il nedoutait pas quils ne se reproduisissent par grainescomme les autres végétaux. Micheli et Béaumur rendi-rent cette opinion très-probable ; le premier en indi-quant les séminules du Byssus velutina, qui est VEcto -sperma terrestris de M. Yaucher ; le second en indiquantles séminules du Nostoc commun. Enfin, il ne fut pluspermis aux Naturalistes éclairés dadmettre des généra-tions fortuites, dès que lon eut constaté lexistence desespèces par la comparaison et le rapprochement des in-dividus constamment semblables entre eux. Ce grandtravail a été suivi avec une patience admirable par plu-sieurs naturalistes modernes.

Les Champignons sont, en général, dune consistancetrès - molle. Ils végètent sur la terre, sous la terre oudans leau , sur les autres végétaux vivans ou morts , surune multitude de substances de natures différentes ;presque tous aiment lombre et lhumidité ; leurs cou-

'voraces. Hi Flora reducente plantas hyematum , legunt relictas earum quis -quilias sordesque. Syst. \pg.