422 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
unes qui ne réussissent que lorsque la terre est impré-gnée de nation ou de sel marin (i). lien est qui ne vien-nent que^ dans les eaux ; et parmi celles-ci, on distingueles plantes des marais, des lacs, des rivières, des mers. Il enest qui demandent une température très-élevée ; d’autresqui se plaisent dans des climats doux et tempérés ; d’au-tres qui ne prospèrent qu’au milieu des glaces et desfrimas. Un grand nombre veulent une atmosphère tou-jours humide; plusieurs réussissent assez bien dans unair sec ; la plupart craignent également la sécheresse etl’humidité. Beaucoup végètent avec vigueur, quand ellessont exposées à l’action d’une vive lumière ; beaucoupaussi cherchent de préférence une lumière diffuse. Ilsuit de cette variété de besoins que presque toute lasurface du globe est couverte de végétaux.
L’excès de la chaleur, du froid et de la sécheresse , laprivation totale de l’air ou de la lumière, sont les seulsobstacles à la végétation; encore se rencontre-1-il desespèces againes , qui végètent dans des cavernes pro-fondes où la lumière ne pénètre jamais.
Comme les formes des végétaux sont très-variées, quecertaines espèces , certains genres, certaines famillesmême, habitent certaines contrées exclusivement à touteautre, et que cette répartition des races, suite naturellede l’ordre primitif de la création , s’est conservée jusqu’àce jour par l’effet de la température ou des localités,sans éprouver de dérangeinens notables, on peut direqu’en général le sol emprunte de la végétation un ca-ractère particulier.
Il est des espèces qui sont confinées dans des espacesde terre très-limités. L 'Origanum Tournefortii , découvert
(O Disnoscitur ex soïa inspectione plantarum subiecta terra et sohim>
Phil. Bot.