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Première partie.
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456 SUPPLEMENT.

différences; les premiers ont une disposition marquée à pren-dre de nouvelles formes; les seconds sont caractérisés par unedisposition contraire, de sorte que la fixité paraît le partagedes uns, et la mobilité, le partage des autres. Mais un examenplus approfondi finit par rapprocher les corps qui sétaientmontrés si différons les uns des autres au premier coup-doeil, et par prouver que les différences tiennent sur-toutaux circonstances dans lesquelles on établit la comparaison.En effet, lorsque nous parlons de la fixité des minéraux, nousportons notre attention sur des corps qui ont satisfait auxaffinités les plus fortes qui les sollicitent dans létat des choses nous vivons. Or, ces corps sont formés de combustiblesunis à des comburens (i), de sorte que laffinité la plus éner-

(i) Nous Croyons devoir expliquer ici ce quon entend par les mots de com-bustion y de comburens et de combustibles. Lorsquon élève suffisammentla température de liiydrogène, du charbon, du phosphore, du fer ou du zinc ,dans lair atmosphérique, ces corps donnent lexemple dune combustion j ilsdégagent, comme lon sait, de la lumière et delà chaleur. Si l'on examine enparticulier les résultats de ces combustions , on voit quoutre le corpsqui a brûlé, ils contiennent tous un principe commun qui est loxigène, l 1 undes principes de lair, et en second lieu quils ont des propriétés distinctesde celles des corps qui les ont produits. Il résulte de que lhydrogène, lecharbon, le phosphore, le fer et le zinc, en se combinant au gaz oxigène,dégagent de la chaleur et de la lumière , queu conséquence la combustion deces corps nest que leur combinaison avec loxigène. Loxigène étant né-cessaire à toutes les combustions dont nous venons de parler, a été appelécomburent , cest-à-dire qui fait brûler, et on a donné le nom de combustibleaux corps qui sy combinent. Telle est lidée fondamentale que Lavoisier adonnée de la combustion. Le dégagement de chaleur et de lumière , ou le feu,qui est le premier phénomène de combustion que les hommes aient observé,neu est point un résultat essentiel, car il y a des combustions qui sopèrentsans lumière, et il y a des corps déjà brûlés qui deviennent lumineux en secombinant ensemble ; ces cas ne doivent pas surprendre, car la combustionqui sopère avec le phénomène du feu nétant quune combinaison chimiquetrès-forte, il sensuit quun corps qui naura qu'une faible affinité pourloxi-gène devra sy unir sans dégager de lumière, et quaucontraire, si des corpsbrûlés ont une action mutuelle aussi énergique que celle dun combureut etdun corps très-combustible, ils pourront donner lieu à un dégagement dechaleur et de lumière, lorsquils viendront à se combiner ensemble. Or, cest