De la composition chimique des végétaux. 4^7gique que nous connaissions est celle qui produit une com-bustion ; mais , si nous considérons des composés d'clémenscombustibles, nous n’observons pas la même fixité, parce quel’affinité mutuelle de leurs élémens n’étant pas assez forte poursurmonter celle qu’ils ont chacun en particulier pour les com-burens, il arrive nécessairement que ces corps doivent êtredisposés à changer de nature, jusqu’à ce qu’ils aient enfinéprouvé une combustion ; et la disposition que les produits dela combustion peuvent avoir à se saturer réciproquement,contribue encore à effectuer ce changement. De là on peutconclure que l’affinité qui régit les corps bruts, tend à unirdes combustibles avec des comburens, et à produire ainsi descomposés stables.
3. C’est en cela que les forces en vertu desquelles les corpsorganisés s’assimilent la matière brute, paraissent opposées au
en effet ce qui a lieu lorsque certains acides se combinent à plusieurs al-calis. C’est donc par la nature des produits de la combustion qu’on doitcaractériser cette opération vraiment cliimique, et non par le phénomènedu feu.
Lavoisier n’avait admis qu’un seul comburent ; mais depuis cet illustrechimiste on a trouvé que plusieurs corps, qui pouvaient à la rigueur êtreregardés comme des combustibles, parce qu’ils se combinaient avec l’oxigène,avaient cependant plus de propriétés comburentes que de propriétés com-bustibles , c’est-à-dire , qu’ils s’unissaient avec des combustibles enproduisant du feu ; qu’ils en changeaient les propriétés , et formaient descomposés analogues aux substances brûlées ; enfin, qu’ils n’avaient quetrès-peu d’affinité avec l’oxigène, ce qui annonçait une analogie de natureavec cet élément.
On conçoit, d’après ce qui précède, la difficulté de définir absolumentce qu’est un corps comburent et un corps combustible , et l’on voit enmême temps qu’il est plus naturel de ranger les comburens et les combus-tibles en une même série, en plaçant en tête les corps les plus combu-rens, ainsi que l’a proposé M. Oersted, que d’en former deux classes abso-lument distinctes l’une de l’autre. Les corps qui possèdent les propriétéscomburentes au plus haut degré , sont l’oxigène, le chlore, l’iode , le soufre ,et même l’azote, suivant IVÏ. Oay-Lussac. En général, les corps les plus com-burens sont ceux qui possèdent la plus grande énergie électro-négative ,et les combustibles, ceux qui ont l’énergie opposée.